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    Uber-médecine: ce que les docteurs peuvent emprunter aux chauffeurs de taxi

    © AFP 2018 LOIC VENANCE
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    Les innovations et les technologies qui changent la vie font l'objet d'intenses débats. Maintenant, on aspire aussi à changer la façon de concevoir les services de santé.

    Le système de santé connaît actuellement un nouveau vecteur de développement baptisé Uber-médecine. Le terme a été créé en référence au service de taxi Uber dont le modèle économique a conquis les plus grandes villes du monde.

    Comment ça fonctionne?

    L'Uber-médecine est censée améliorer la disponibilité des services médicaux à l'aide d'Internet. A l'instar de l'application de taxi Uber, un soutien médical sera disponible pour tout utilisateur grâce à son smartphone qui permettra d'appeler un médecin au profil approprié à la maison ou au bureau en quelques secondes. Le patient peut alors s'attendre à ce qu'il arrive rapidement car l'application détermine via un navigateur lequel des médecins disponibles est dans le quartier à un moment donné.

    Uber démantèlerait le système français?
    © AP Photo / Armando Franca

    De plus, le programme proposera au patient de choisir tel ou tel docteur en fonction de la note disponible dans l'application et des commentaires sur ses services. Les prix des services y seront aussi indiqués.

    Ce qui attire les médecins et les infirmières dans le projet, c'est la possibilité d'avoir des revenus supplémentaires et des horaires flexibles.

    Ainsi, les technologies de l'information relient les producteurs et les consommateurs et permettent à ces derniers de recevoir des soins qui répondent à leurs besoins, lit-on dans Wall Street Journal.

    Uber-médecine aux Etats-Unis

    Bien que l'Uber-médecine ait commencé à se développer aux Etats-Unis récemment, les entreprises utilisant ce modèle d'activité fonctionnent aujourd'hui dans presque toutes les régions du pays.

    A titre d'exemple, la société Heal, présente à Los Angeles et à San Francisco, garantit qu'un médecin arrivera dans un délai de 60 minutes après l'enregistrement de l'appel sur le site de l'entreprise pour un coût de 99 dollars. Pour rendre les visites à domicile plus dynamiques, chaque médecin dispose d'un assistant qui sert de chauffeur et aide à porter les équipements lourds.

    A New York, l'entreprise Pager se sert des services de transport d'Uber qui permettent d'envoyer rapidement les médecins et les infirmières chez les patients. Et à Minneapolis, la société RetraceHealth organise une consultation vidéo avec une infirmière suite à l'enregistrement de l'appel du patient et décide, en fonction des résultats, s'il faut ou non envoyer un docteur à son domicile.

    Et en Europe?

    Le modèle économique de l'Uber-médecine pénètre peu à peu en Europe, mais à cause des services de santé publique existants, le processus démarre très lentement.

    Par exemple, au Portugal, la société médicale Knok a établi à Lisbonne un groupe de plus de 50 médecins qui sont prêts à répondre rapidement aux appels des clients qui s'enregistrent sur le site. Dans le même temps, les patients peuvent visiter le site Web de l'entreprise pour consulter les commentaires d'autres patients à propos de chaque médecin.

    Même au Royaume-Uni, le ministère de la Santé, bien qu'il soit conservateur, a reconnu les perspectives de développement du modèle Uber et a approuvé une subvention spéciale de 500.000 livres sterling pour financer une application mobile HealthCab. L'application devrait assurer le transport accéléré de certains groupes de patients en cas d'urgence.

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    innovations, technologies, Internet, application, médecine, Uber, Portugal, Royaume-Uni, Europe, États-Unis
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