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    L'embryon

    Des "enfants de trois parents" à l'horizon 2017?

    © Flickr / Bruno Vellutini
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    Pour la première fois, la procédure dite des "trois parents", c'est-à-dire la transplantation de mitochondries lors de la fécondation in vitro, a été réalisée avec succès avec des embryons humains sains.

    La réussite de cette opération rend possible son utilisation en médecine à la fin de 2017, informe la revue Nature.

    La technique de fécondation in vitro à "trois parents", conçue par Doug Turnbull, de l’Université de Newcastle (Angleterre) et dénommée "transfert pronucléaire" (PNT), prévoit de prélever le noyau de l'ovule de la future mère susceptible de porter des mitochondries défaillantes et de le féconder avec le sperme du père, puis de le transférer dans l'ovule énucléé sain de la donneuse.

    Puisque les mitochondries ont leur propre ADN différent de celui contenu dans le noyau, les scientifiques affirment qu’une telle technique de transfert de l'ADN permet d'éviter au maximum la transmission de maladies mitochondriales graves, touchant les muscles, les yeux, le cerveau ou le cœur.

    Pendant plusieurs années, les scientifiques britanniques ont développé différentes techniques de fécondation in vitro (FIV) nécessitant trois parents pour un enfant: un père, le noyau de l’ovocyte de la mère et l’ovule énucléé d’une donneuse.

    Finalement, dans le cadre de la nouvelle étude, les chercheurs ont transplanté le noyau 200 fois en utilisant les ovules sains d’une donneuse. Les scientifiques ont réussi à améliorer le processus et à réduire considérablement le nombre de mitochondries malveillantes.

    En conséquence, 79% des blastocystes (le premier stade de l'embryon) avaient moins de 2% des anomalies de l'ADN mitochondrial, tandis que 42% étaient complètement sains. De plus, les scientifiques ont réussi à augmenter le taux de survie des blastocystes de 40 à 90%, en réduisant le délai entre la fertilisation et le transfert PNT à huit heures (au lieu de 24).


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    Tags:
    noyau de la cellule, science, embryon humain, ADN, Royaume-Uni
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