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Un groupe de paléontologues britanniques a levé un coin de voile sur le mécanisme de camouflage des dinosaures dits « perroquets ».

Des chercheurs de l'université de Bristol (Royaume-Uni) affirment que les dinosaures du genre Psittacosaurus (lézard « perroquet » en latin) étaient couverts d'écailles bien particulières, créant un effet de contre-illumination.

Rappelons au passage que la contre-illumination est une forme de camouflage utilisé par de nombreuses espèces de mammifères, de reptiles, d'oiseaux et de poissons, au moins depuis la période crétacée. Elle se traduit par une pigmentation plus sombre sur la face dorsale que sur la face ventrale.

Mais revenons à nos dinosaures. Les chercheurs ont notamment réussi à restituer le teint de leurs écailles après avoir minutieusement étudié leurs restes fossilisés.

Selon les scientifiques, ces reptiles auraient pu vivre dans un milieu exposé à une lumière dispersée, telle que la forêt tropicale. Ainsi, la contre-lumination aurait dû les aider à devenir « plats » aux yeux de prédateurs potentiels.

Pour donner du poids à leur hypothèse, les paléontologues ont créé un modèle en taille réelle, doté du même teint, et l'ont installé dans le Jardin des plantes de Bristol… Le résultat a dépassé toutes les attentes : le « Psittacosaurus » ne tranchait en effet pas sur le milieu ambiant.

Les résultats de cette recherche ont été publiés dans la revue Current Biology.

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Tags:
dinosaures, fossiles, paléontologie, Royaume-Uni
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