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    Les mystères de la comète 67P Tchouri enfin dévoilés

    Les mystères de la comète 67P Tchouri enfin dévoilés

    © Photo. ESA/Rosetta/NAVCAM, CC BY-SA 3.0 IGO
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    Un succès mondial pour ces dernières décennies, la sonde spatiale européenne Rosetta a accompli sa mission longue de 12 ans, après avoir collecté des données sur la comète 67P Tchourioumov-Guerassimenko.

    Le projet européen Rosetta prendra fin le 30 septembre 2016 sur fond d'éloignement de la comète du Soleil, s'est réjoui Alexandre Goubert, conseiller de l'Agence nationale pour le développement technologique JSC de la République du Kazakhstan (NATD).

    « Sans exagération, le succès de la mission Rosetta dans l'histoire de la science spatiale est situé au même niveau que le lancement du premier satellite, le vol de Iouri Gagarine et les premiers pas sur la Lune », souligne l'expert.

    Selon lui, Rosetta a été l'une des plus difficiles missions spatiales. La fameuse comète Tchourioumov-Guerassimenko est composée de deux objets auparavant indépendants de forme irrégulière. La superficie du noyau unifié de la comète mesure 15 mètres carrés.

    La mission de la sonde, lancée le 2 mars 2004 depuis le Centre spatial guyanais (CSG) à Kourou en Guyane française, constituait à trouver puis à atteindre la comète. Ensuite, elle devait poser un module afin de collecter des informations sur la composition cométaire. De plus, grâce aux calculs des scientifiques de l'Agence spatiale européenne (ASE/ESA), Rosetta n'a même pas utilisé ses propres moteurs, se déplaçant via les champs de gravité de la Terre, de la Lune et ceux de Mars.

    L'objectif principal de la mission était d'étudier la matière primaire, préservée sur les comètes et formée à l'orée du système solaire il y a 4,5 milliards d'années.

    A l'été 2014, Rosetta a atteint 67P à titre de premier appareil spatial sur l'orbite d'une comète, ayant approché l'objet spatial à la distance de 100 kilomètres. Une grande partie de ses équipements sont produits en Russie par l'Institut de recherches sur les réacteurs nucléaires.

    La France, la Russie, la Finlande, l'Autriche, l'Allemagne, l'Italie, la Hongrie, l'Irlande, le Royaume-Uni et la Pologne ont contribué à la mission Rosetta.

    Un grand pas vers la compréhension de la naissance et de l'évolution du système solaire est désormais fait.

    Observée pour la première fois en 1969 par le chercheur soviétique Klim Tchourioumov et son étudiante en thèse Svetlana Guerassimenko, la comète porte dès lors leurs noms.

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    Tags:
    exploration de l'espace, modules spatiaux, sonde spatiale, chercheurs, comète, espace, sonde Rosetta, module Philae, Centre spatial guyanais (CSG), NATD, ESA, Svetlana Guérassimenko, Klim Tchourioumov, Alexandre Goubert, Youri Gagarine, comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, Kourou, Lune, Irlande, Guyane française, Royaume-Uni, Italie, Kazakhstan, Autriche, Finlande, Hongrie, Pologne, France, Allemagne, Russie
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