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Technologies Made in Russia (160)
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L’imprimante 3D bio, inventée en 2009 par des ingénieurs australiens et américains, sera capable d’assurer la transplantation d’organes d’ici 2030 grâce à des technologies russes de pointe déjà testées.

La société russe 3D Bioprinting Solutions, qui a vu le jour au centre d'innovation Skolkovo, a réalisé avec succès les essais de l'imprimante 3D qui a permis de reproduire une thyroïde avant de l'implanter sur une souris et ceci, en l'espace de deux ans seulement, a déclaré le partenaire de la société Youssef Khesouani dans une interview accordée à Sputnik.

« Le produit russe bénéficie d'avantages majeurs par rapport aux modèles étrangères. D'abord, il s'agit d'une possibilité d'utiliser toutes méthodes unifiées de l'imprimerie 3D », s'est réjoui l'entrepreneur, ajoutant que le laboratoire russe prévoyait de commercialiser l'imprimante bio 3D FABION (reproduction de reins humains) d'ici 2030.

Il précise que l'imprimante russe FABION permet, à l'aide de carrés, de sphéroïdes, de gel bio et grâce à ses cinq types différents d'injecteurs d'assurer une reproduction parfaite de l'organe, une nouveauté.

L'avantage principal de cette invention russe signée Skolkovo consiste en une reproduction sans égal d'un organe humain grâce à une technique d'impression d'une densité de texture incomparable avec plus de 95 % de modèles sur le marché mondial qui utilisent un gel bio à carrés d'une densité minime.

« La société a déjà reçu des commandes de divers pays, en particulier des prestigieuses universités américaines Stanford et Harvard, qui ont mis en place un partenariat étroit avec 3D Bioprinting Solutions. Les premières imprimantes bio 3D seront utilisées à des fins scientifiques », a annoncé de son côté la directrice marketing du laboratoire russe Ioulia Smirnova.

D'après le concepteur, le prix d'une imprimante 3D bio FABION ne dépasse pas 210 000 dollars (198 000 euros), tandis que les modèles étrangers coutent entre 200 000 et 1 million de dollars (entre 187 000 et 933 000 euros).

Cette invention « made in Russia » vise à gérer le problème mondial du manque de donneurs ainsi que celui de la compatibilité des organes avec les receveurs. Aujourd'hui, 25 % des personnes dans le besoin succombent avant d'avoir pu bénéficier d'une greffe d'un organe compatible. En outre, la transplantation du rein représente 80 % des greffes réalisées par les équipes médicales.

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Tags:
reins, société, entrepreneur, bio-imprimante 3D, transplantation, FABION, 3D Bioprinting Solutions, Université Stanford, Université Harvard, Centre d'innovation Skolkovo, Sputnik, Youssef Khesouani, Russie
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