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La concentration des «fausses nouvelles» sur les sites et dans les réseaux sociaux a servi de source d’inspiration aux scientifiques pour développer un «vaccin» unique en son genre afin d’immuniser les internautes. Mais comment cela fonctionne-t-il?

Comment immuniser la population contre l'épidémie de fausses nouvelles qui ferait rage sur Internet ? C’est à cette question qu’ont tenté de répondre une équipe de chercheurs de l’Université de Cambridge, qui ont croisé la méthodologie de la vaccination aec une dose de psychologie.  Ces scientifiques, sont en effet convaincus que de petites « doses » de désinformation peuvent habituer les lecteurs à traiter les informations d'un point de vue plus critique.

Ainsi, les spécialistes ont fait une expérience où ont participé 2 000 Américains. Ils leur ont proposé des articles concernant le réchauffement climatique, relate la BBC News.

Le sondage qui a suivi a montré que les sujets avec des faits vérifiés et présentés s'étaient avérés moins populaires qu'une information avec une fausse déclaration d'une personne suspecte.

Dans le même temps, si l'on rajoute une « petite dose » de désinformation avec un avertissement, les fausses nouvelles n'auront pas la même répercussion. Ainsi, les articles qui contiennent une petite partie de données fausses aident les gens à considérer les fausses nouvelles autrement.

« La désinformation s'accroche vite et se répand comme un virus », explique un auteur de la recherche de l'Université de Cambridge Sander van der Linden.

« L'idée était de fournir un répertoire cognitif qui aide à créer une résistance à la désinformation, pour que la prochaine fois que les gens tombent sur cela ils soient moins vulnérables ».

En général, cela peut être un bon moyen si cette « toute petite dose » de désinformation ne provoque pas de conséquences irréversibles. Par exemple, une des pages Twitter du New York Times a publié dimanche une information selon laquelle Moscou avait décidé de frapper les États-Unis avec des missiles. Plus tard, il s'est avéré que le compte avait été piraté par le groupe de hackers OurMine. Dans ce cas précis, la révélation en temps voulu a empêché la fausse nouvelle de se répandre et d'être prise comme une vérité.

Cependant, si dans le futur on décide vraiment de recourir à une telle méthode, il faudra quand même bien choisir les sujets…

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Tags:
désinformation, recherche, réseaux sociaux, Internet, Université de Cambridge
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