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    Galleria mellonella

    Les sacs en plastique, il y a ceux qui les mangent!

    © Photo. pixabay
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    Des chercheurs ont découvert une larve capable d'ingérer le polyéthylène, ce qui donne un espoir quant à la recherche d’un traitement de ce plastique qui pollue la Terre et en particulier les océans.

    Des scientifiques ont découvert une larve capable de dévorer le polyéthylène, l'une des matières plastiques les plus résistantes et qui est utilisée dans de nombreux emballages.

    Cette découverte offre la perspective de biodégrader rapidement ce polluant qui s'accumule dans l'environnement, notamment dans les océans, relate l'AFP.

    « Les déchets plastiques sont un problème environnemental mondial, surtout le polyéthylène, particulièrement résistant et qui est très difficilement dégradable naturellement », explique Federica Bertocchini, une chercheuse au Centre espagnol de la recherche nationale (CSIC), auteur de la découverte de cette larve de la fausse teigne de la cire (Galleria mellonella), un papillon très répandu.

    Cette larve, élevée commercialement en grand nombre pour servir d'appât pour la pêche, est à l'état sauvage un parasite des ruches qui se niche dans la cire d'abeilles.

    L’«île-poubelle» perdue enfin retrouvée dans le golfe de Thaïlande
    © AP Photo / Scripps Institution of Oceanography, Mario Aguilera
    Federica Bertocchini, apicultrice amateur, a fait la découverte par hasard. Elle a observé que les sacs en plastique dans lesquels elle plaçait la cire des ruches infectée par ce parasite étaient rapidement criblés de trous.

    D'autres observations avec un sac de supermarché, soumis à une centaine de ces larves, ont montré que celles-ci pouvaient endommager le plastique en moins d'une heure. Les auteurs de cette dernière découverte, faite au Royaume-Uni, pensent que la larve de la fausse teigne de la cire n'ingère pas seulement le plastique mais qu'elle le transforme ou le brise chimiquement avec une substance produite par ses glandes salivaires.

    « L'une des prochaines étapes sera de tenter d'identifier ce processus moléculaire et de déterminer comment isoler l'enzyme responsable », expliquent-ils.

    Chaque année, quelque 80 millions de tonnes de polyéthylène sont produites dans le monde, précisent les chercheurs dont la découverte est publiée lundi dans la revue américaine Current Biology.

    La découverte en question pourrait contribuer à éliminer les déchets de plastique polyéthylène qui s'accumulent dans les décharges et les océans.

    Le polyéthylène est surtout utilisé pour l'emballage et compte pour 40 % de la demande totale des produits plastiques en Europe, dont 38 % se retrouvent dans des décharges.

    Mille milliards de sacs plastiques sont utilisés dans le monde chaque année et chaque individu utilise en moyenne chaque année plus de 230 de ces sacs, produisant plus de 100 000 tonnes de déchets, rappelle l'AFP.

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    Tags:
    sac en plastique, environnement, pollution, science, écologie
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