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Si certains font tout pour accroître leur popularité sur les réseaux sociaux, les scientifiques restent sceptiques à leur égard. Selon eux, le nombre de «j’aime» accompagnant les photos sur Facebook ne rend pas plus heureux leur propriétaire.

Ces dernières années, on parle de plus en plus de l'impact des réseaux sociaux sur la santé mentale des utilisateurs. La vitesse avec laquelle ce phénomène se répand parmi les internautes a poussé les scientifiques à tirer la sonnette d'alarme. Ce n'est plus secret pour personne, la vie active sur Internet s'accompagne souvent d'une solitude et d'un isolement délibéré.

« L'épanouissement des réseaux sociaux a suscité de nombreuses craintes au sujet de leur influence sur notre santé mentale. Bien que notre recherche soit assez modeste, ses résultats prouvent que les réseaux sociaux ont un impact important sur notre humeur et cette influence n'est pas toujours positive », relate Martin Graff, spécialiste de l'Université de Cardiff, au Royaume-Uni.

Alors que les créateurs des réseaux sociaux affirment que ces derniers aident à retrouver de nouveaux amis et à se sentir mieux dans sa peau, les chercheurs sont tendent toujours plus à infirmer leurs dires. Ainsi, M. Graff et ses collègues se sont concentrés sur des réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter pour essayer de déterminer le moral des internautes et de mesurer l'influence des réseaux sur leur vie et l'image qu'ils portent à l'encontre des autres personnes.

Dans le cadre de leur expérience, les chercheurs ont régulièrement enquêté auprès des internautes pour connaître leur attitude envers les mentions « j'aime ». De plus, ils cherchaient à savoir si le nombre de « likes » et de « partages » était pour eux significatif pour se faire une idée sur la popularité de la personne.

L'analyse a révélé deux tendances intéressantes. Première chose, les internautes qui faisaient tout leur possible pour collecter un maximum de mentions « j'aime » avaient une faible estime de soi et ne faisaient pas confiance aux autres. Ensuite, les chercheurs ont constaté que le nombre de « likes » et de « partages » n'améliorait pas l'humeur des utilisateurs des réseaux sociaux lors des moments difficiles de la vie ou en cas de dépression.

Ainsi, d'après M. Graff, il convient d'utiliser les réseaux sociaux avec précaution et d'étudier d'une manière plus active leur impact sur la vie de la société.

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