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    L’humanité survivra-t-elle à des mutations dangereuses d’ADN?

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    C’est une première historique: des chercheurs russes et internationaux ont découvert des mécanismes empêchant l’accumulation de mutations dangereuses dans le génome. Sans ces processus, les humains seraient bien moins nombreux.

    Pour la première fois, une équipe de scientifiques russe et d'autres pays sont parvenus à observer des mutations nuisibles de l'ADN en grande quantité chez des êtres humains ainsi que chez des mouches de fruits. Cela leur a permis de lever le voile sur les mécanismes « interdisant » ces modifications d'affecter le génome, lit-on dans la revue Science.

    « Ça fait longtemps que nous tentons de comprendre comment l'humanité a réussi à survivre avec un tel nombre des mutations. Chaque nouveau-né dispose de quelque 70 mutations absentes chez ses parents », a déclaré Alekseï Kondrashov, le chercheur de la MGU.

    Selon des estimations des experts, au moins 10 % des modifications de l'information génétique en question pourraient s'avérer dangereuses pour l'homme si elles s'étaient accumulées au fur et à mesure dans le génome. Si c'était le cas, la population de la Terre ne serait pas si nombreuse. Mais cela crée un paradoxe, affirment les chercheurs.

    Afin de percer ce mystère, ils ont analysé des lots des mutations d'ADN appartenant à plusieurs groupes des personnes ayant participé à des projets d'envergure au Pays-Bas et dans les pays de l'Afrique et l'Asie de l'Est, ainsi que des mouches des fruits, élevées par les chercheurs en laboratoire.

    Il s'est avéré que l'apparition des nouvelles mutations dangereuses dans les génomes des êtres humains et des mouches de fruits ont influencé sur leur capacité vitale plus que des changements précédents affectant la structure des gènes.

    D'après les spécialistes, cela explique pourquoi nous existons toujours — des mutations négatives aggravent les effets l'une l'autre. Ainsi, l'accumulation de ces modifications réduit les chances que leurs porteurs ne perpétuent l'espèce en diffusant leurs gènes mutés.

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    Tags:
    mouche, modification génétique, gènes, ADN, Université d'Etat Lomonossov de Moscou (MGU), Asie, Afrique, Pays-Bas
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