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    Des scientifiques russes percent le mystère de l’apparition du squelette

    Des scientifiques russes percent le mystère de l’apparition du squelette

    © Sputnik . Alexander Paniotov
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    Selon les résultats des recherches de scientifiques russes, l’apparition de squelette chez les organismes les plus anciens serait due à la composition chimique de l’océan.

    Des chercheurs de l'Université d'État de Moscou ont étudié et comparé les plus anciens squelettes des organismes de la période précambrienne découverts en Sibérie, en Chine et en Namibie. Ils ont compris que leur apparition était liée aux caractéristiques chimiques de l'environnement, en particulier au niveau de minéralisation des mers précambriennes. Les résultats de leurs recherches ont été publiés dans la revue Proceedings of the Royal Society B.

    Les scientifiques concluent que la formation et la complexification des squelettes chez les organismes anciens ont été causées par le changement de proportion de calcium et de magnésium dans les mers, par l'apparition d'oxygène libéré dans l'atmosphère et probablement par l'apparition de prédateurs. Pourtant, les chercheurs ne savent pas encore lequel de ces facteurs était le plus important.

    D'après eux, les squelettes de l'Édiacarien étaient principalement formés d'aragonite ou de calcite magnésique. Cela correspond à la composition chimique des sédiments benthiques dans lesquels ils ont été trouvés.

    Au cours de leur travail, les scientifiques ont étudié quatre types d'organismes anciens: Cloudina, Sinotubulites, Suvorovella et Protolagena. Malgré de considérables différences de structure, ces organismes ont des microstructures similaires. Les squelettes sont formés de microgranules ou de microfibres, dont la taille ne dépasse pas quatre micromètres. De plus, les chercheurs ont trouvé que tous les organismes de la même époque avaient des « clones » sans squelette.

    Les granules donnent de fines plaques de 40 à 60 micromètres d'épaisseur. À leur tour, elles constituent un squelette de diverses formes. La composition chimique de l'eau à l'époque a permis aux microorganismes de s'unir et de former des structures compliquées comme, par exemple, un récif en Namibie de 10 mètres de large et de trois mètres de haut ou un sédiment des coquilles Suvorovella long d'un kilomètre.

    La découverte
    © Photo. Royal Saskatchewan Museum/R.C. McKellar
    Les scientifiques supposent que si l'étape préliminaire au développement des squelettes a été uniquement déterminée par les caractéristiques géochimiques de l'environnement, aux étapes suivantes, il était également lié au développement des organismes eux-mêmes.

    L'étude a été effectuée en coopération avec des experts de la School of Géosciences de l'université d'Édimbourg au Royaume-Uni et du Paleontological Institute, Russian Academy of Sciences.

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    Tags:
    chimie, environnement, squelette, Edimbourg, Royaume-Uni, Namibie, Chine, Sibérie, Moscou, Russie
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