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Une quantité élevée de poussière chez soi pourrait engendrer l’obésité car ses particules font travailler des cellules adipeuses et accumuler des éléments nutritifs, estiment des scientifiques américains de l’Université Duke de Durham, en Caroline du Nord.

Des scientifiques américains de l'Université Duke de Durham ont publié les résultats de leurs recherches selon lesquels il y aurait un lien entre poussière et obésité.

«Les résultats de nos expériences font tirer la sonnette d'alarme, notamment en ce qui concerne la santé des enfants. Dans l'avenir, il nous faudra étudier d'une manière plus détaillée comment ces agents formant la poussière influencent le tissu graisseux et quelles cellules ils affectent», relatent Christopher Kassotis et ses collègues dans leur article, paru dans la revue scientifique Environmental Science & Technology.

Comme le soulignent les spécialistes, au cours de ces dernières années, les chercheurs ont découvert plus de mille molécules synthétiques et naturelles qui sont capables de «s'encrasser» dans le métabolisme de la personne et perturber le fonctionnement du système endocrinien. Quelques dizaines de ces molécules affectent directement l'appareil digestif ainsi que le centre de l'appétit dans le cerveau des humains, mais aussi des animaux, les faisant manger plus et, par conséquent, prendre du poids.

Ayant analysé les particules de poussière, M.Kassotis et ses collègues ont découvert que ces dernières pouvaient accumuler des molécules de différents dissolvants, vernis, peintures, pesticides et autres chimies utilisés pour faire le ménage et influençant le fonctionnement des cellules de l'organisme humain.

Ayant élevé 11 échantillons de poussière dans différentes maisons de la ville, M.Kassotis y a introduit des cellules adipeuses.

Le résultat obtenu lui a permis de constater l'existence d'un lien entre la poussière et l'obésité étant donné la capacité des particules de poussière à faire travailler des cellules adipeuses et accumuler des éléments nutritifs.

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Tags:
poussière, chercheurs, science, santé, États-Unis
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