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    Votre pays est-il paresseux?

    © Sputnik . Maxim Blinov
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    Le degré d’obésité des habitants d’un pays, et donc la santé de sa population, dépendrait de la disproportion entre l’activité physique de différents groupes sociaux, selon une étude.

    Des chercheurs de l'Université de Stanford ont recueilli des informations sur l'activité physique des utilisateurs de smartphones dans 111 pays du monde. Ils ont analysé les données de plus de 700.000 utilisateurs d'une application mobile enregistrant l'activité physique de ces personnes, relate la revue Nature.

    Or, il existe une différence entre l'activité physique des habitants de pays «actifs» et de pays «paresseux», ont-ils conclu.

    Ainsi, un habitant de Hong Kong fait quotidiennement 6.880 pas, alors qu'un Indonésien n'en fait que 3.513. En moyenne, les personnes sondées faisaient 5.000 pas par jour. La Russie arrive bonne dernière dans le Top-5 des pays les plus actifs, avec 5.969 pas.

    Par ailleurs, le degré d'obésité dans les pays faisant l'objet de l'étude ne dépend pas tant de l'activité physique que de la disproportion de cet indice dans différents groupes de la population.

    «Si certaines personnes dans un pays sont très actives et d'autres peu actives, l'écart entre elles fournit un indicateur important du niveau d'obésité dans cette société», explique le bio-ingénieur Scott Delp, l'un des auteurs de l'étude.

    L'écart le plus important entre la population «active» et «peu active» a été enregistré en Arabie Saoudite, en Australie, au Canada, en Égypte et aux États-Unis. L'écart le plus petit, à Hong Kong, en Chine, en Suède, en Corée du Sud et en Tchéquie.

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    Tags:
    activité physique, étude, santé, obésité
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