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Le 3 décembre marquera jour pour jour le 50e anniversaire de la première greffe de cœur au monde réalisée par le professeur Chris Barnard au Cap, en Afrique du Sud. C’était une révolution dans la cardiologie mondiale. Sputnik s’est entretenu avec des spécialistes des perspectives de ce type de transplantation.

De nos jours, la greffe de cœur est possible jusqu'à l'âge de 65 ans, pour les personnes atteintes de cardiomyopathie ou souffrants de crises cardiaques, a indiqué à Sputnik Dimpna Albert, cardiologue pédiatrique et coordinatrice des transplantations à l'hôpital Vall d'Hebron de Barcelone.

«Au départ, les greffes de cœur ne prolongeaient la vie des patients que de quelques jours ou mois, peut-être d'un an ou deux. Aujourd'hui, l'espérance de vie après une greffe est d'environ 20 ans. Dans le meilleur des cas, le patient a survécu 36 années à l'opération», a déclaré l'interlocutrice de l'agence.

Et d'expliquer que l'apparition de nouveaux médicaments pour prévenir les complications infectieuses secondaires à la chirurgie et le rejet du greffon par le système immunitaire du receveur permettait de prolonger substantiellement la survie.

«La médecine ne cesse de progresser, et si aujourd'hui, l'espérance de vie après une greffe est d'environ 20 ans, dans 20 ans, elle pourrait bien atteindre 40 ans. Mais alors que bien d'autres organes humains sont déjà imprimés en 3D, le cœur ne le serait sans doute pas encore avant "très longtemps"», a constaté Mme Albert, ancienne présidente de la Société espagnole de cardiologie pédiatrique.

Un autre interlocuteur de Sputnik, Roberto Canessa, cardiologue pédiatrique d'Uruguay, a signalé un autre problème majeur dans les transplantations cardiaques qu'est notamment une attente souvent très longue pour recevoir le greffon.

Selon lui, la greffe de cœur permet effectivement à des patients malades de vivre grâce à des donneurs, mais un prélèvement possible n'est souvent pas réalisé, soit parce que le donneur s'est opposé de son vivant au don d'organe, soit parce que ses proches s'opposent à cette intervention.

«Par ailleurs, il faut réduire au maximum le temps entre le prélèvement et la greffe pour ne pas abîmer l'organe à greffer. Il est surtout nécessaire de prélever le cœur tant qu'il bat encore», a précisé le médecin.

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Tags:
interventions chirurgicales, don d'organes, médecine, transplantation, greffe, hôpital Vall d'Hebron de Barcelone, Société espagnole de cardiologie pédiatrique, Sputnik, Chris Barnard, Roberto Canessa, Dimpna Albert, Le Cap, Afrique du Sud, Uruguay, Barcelone
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