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L’Institut d'ingénierie physique de Moscou (MEPhI) a mis au point et testé une nouvelle méthode de contrôle de l’état des réacteurs nucléaires permettant de prévoir l’apparition de défauts, a déclaré à Sputnik le porte-parole de l’Institut.

L'Institut d'ingénierie physique de Moscou (MEPhI) a élaboré une nouvelle méthode permettant de prévoir l'apparition de défauts dans la structure des matériaux de construction des réacteurs nucléaires. Elle a été testée avec succès à l'Institut russe unifié de recherches nucléaires de Doubna, a annoncé à Sputnik le porte-parole du MEPhI.

La méthode mise au point est une méthode électrophysique de contrôle non destructif, appelée potentiométrie de contact à balayage. Elle permet de procéder à un diagnostic de l'état des matériaux de construction des réacteurs nucléaires dans des conditions proches de celles de l'exploitation en conditions réelles et garantit la fiabilité des résultats.

Un des avantages de cette nouvelle méthode réside dans la très petite taille, de 1-2 millimètres, des capteurs du système de mesure qui permet de les disposer dans des endroits difficilement accessibles, par exemple sur les joints de soudure. Par ailleurs, il devient possible de détecter l'apparition et le développement ultérieur de fissures et d'autres défauts des matériaux de construction des réacteurs.

«Lors des tests, nous avons détecté la présence d'une fissure par fatigue dans l'acier du réacteur de 100 micromètres environ à une profondeur de 2 millimètres et ce trois heures avant que l'échantillon ne soit détruit», a souligné Abu Gazal Aiman Ahed, le doctorant de l'Institut qui a procédé à cet essai.

Selon le chef du laboratoire Vitaly Sourine, cette nouvelle méthode suscite déjà l'intérêt d'entreprises de l'industrie nucléaire. Pour l'heure, le MEPhI prépare le dossier d'obtention du brevet international.

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Tags:
chercheurs, hautes technologies, énergie nucléaire, sécurité, réacteur, Sputnik, Université nationale de recherche nucléaire (MEPhI), Doubna, Moscou, Russie
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