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    des routes solides

    Des chercheurs créent des routes solides avec des déchets industriels

    © Sputnik . Alexandre Kryazhev
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    Le Centre d'efficacité énergétique du MISiS (l'Université nationale de science et de) de l'Université nationale de recherche nucléaire a mis au point une technologie permettant d'obtenir un large spectre de modificateurs du sol à base de déchets industriels.

    L'utilisation de ces modificateurs permet de réduire significativement le coût de construction des routes grâce à l'amélioration des propriétés physiques du sol directement sur le chantier de construction.

    Le MISiS a élaboré une technologie énergétiquement efficace pour obtenir des matériaux liants sans clinker dont les caractéristiques de solidité n'ont rien à envier au ciment Portland (jusqu'à M600). Les liants sans clinker sont des matériaux obtenus à partir de différents additifs et scories broyés et mélangés sans cuisson à haute température.

    Les liants sans clinker obtenus à l'université affichent une dynamique plus "souple" de l'éventail de solidité et une meilleure résistance aux sulfates, ce qui assure leur avantage dans la stabilisation et le renforcement du sol, ainsi que la construction de structures souterraines situées en milieu chimique agressif. L'introduction de cette technologie est d'autant plus d'actualité pour les régions où il faut transporter du gravier et du sable de qualité sur des centaines de kilomètres.

    Selon le directeur du développement de la coopération avec les entreprises du MISiS Stanislav Mamoulat, l'université a étudié, sur la base des notions élaborées depuis les années 1930, les interactions physiques et chimiques survenant dans le renforcement des sols et les méthodes d'utilisation de nombreux types de liants minéraux tels que les cendres, les scories, les déchets, les phosphogypses et d'autres déchets industriels.

    "L'utilisation de nouveaux liants pour stabiliser les sols permet d'obtenir du béton en mélangeant le sol local, l'eau et seulement 4-6% du modificateur directement sur place pendant les travaux routiers, contrairement à la méthode traditionnelle qui nécessite l'évacuation du sol et la fourniture de gravier et de sable sur le chantier ou à l'usine de ciment, ainsi que d'utiliser 100 kg de ciment pour 1 mètre cube de mélange de béton. De cette manière le coût de construction des fondations routières pourrait être réduit de 50-100%", a expliqué Stanislav Mamoulat.

    Le chercheur a souligné que l'utilisation des modificateurs permettait d'utiliser du limon sableux et même de l'argile, qui ne convient pas du point de vue de l'ancienne méthode, pour fabriquer du béton.

    Pour fabriquer des modificateurs a été utilisé un dispositif unique: un appareil de couche turbulente capable de moudre des matériaux solides pulvérulents en poudre avec des grains de poussière de la taille de quelques microns. Un tel broyage est possible grâce à l'emplacement de la chambre de broyage avec des corps magnétiques broyeurs dans l'inducteur du champ magnétique en rotation.

    D'après les auteurs, l'introduction de la nouvelle technologie permettra non seulement de réduire le coût de la construction des routes, mais également d'augmenter la qualité des routes construites et de réduire l'impact sur l'environnement.

    "Les déchets industriels les plus testés et convenables pour une utilisation dans les technologies de renforcement des sols sont également les plus répandus dans notre économie. Les entreprises énergétiques, métallurgiques et chimiques produisent des centaines de millions de tonnes de déchets. L'utilisation de ces déchets pour renforcer le sol peut non seulement réduire le coût de la construction des routes régionales et intermunicipales tout en augmentant leur solidité, mais également régler les problèmes écologiques des régions", affirme Stanislav Mamoulat.

    Les partenaires industriels et les consommateurs de la nouvelle technologie sont les entreprises russes de métallurgie ferreuse qui engendrent des scories de production de fourneau, ainsi que les organisations liées à la construction routière et industrielle. Selon les auteurs, cette technologie a déjà été utilisée dans la construction des routes qui mènent au pont de Kertch sur le territoire de Krasnodar.

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    Tags:
    physicien, route, science, Russie
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