Sci-tech
URL courte
2110
S'abonner

Une célèbre université sud-coréenne a été soupçonnée de vouloir mettre au point des «robots tueurs» après un partenariat avec un fabriquant d’armes. Une soixantaine d’experts et de chercheurs dans le domaine de l’intelligence artificielle ont menacé de boycotter toute collaboration avec l’établissement en question.

57 experts internationaux de l'intelligence artificielle tirent la sonnette d'alarme en raison de leur inquiétude quant aux projets visant à développer une intelligence artificielle pour les armes, créant ainsi des robots tueurs ou des armes autonomes.

Ils ont ainsi adressé une lettre ouverte au Korea Advanced Institute of Science and Technology (KAIST), menaçant de cesser de collaborer avec la prestigieuse université sud-coréenne suite à un partenariat de celle-ci avec le fabricant d'armes Hanwha Systems. 

«En tant que chercheurs et ingénieurs travaillant sur l'intelligence artificielle et la robotique, nous sommes très préoccupés par l'ouverture d'un ‘‘Centre de recherche pour la convergence de la Défense nationale et de l'intelligence artificielle'' au KAIST, en collaboration avec Hanwha Systems. Il a été rapporté que les objectifs de ce centre sont de ‘‘développer des technologies d'intelligence artificielle (IA) à appliquer aux armes militaires, en rejoignant la compétition mondiale pour développer des armes autonomes''», lit-on dans le document.

«Si elles sont développées, les armes autonomes seront la troisième révolution dans la guerre. Elles permettront à la guerre d'être plus rapide et à une échelle plus grande que jamais. Elles ont le potentiel d'être des armes de terreur. Les despotes et les terroristes pourraient les utiliser contre des populations innocentes, en supprimant toute contrainte éthique. Cette boîte de Pandore sera difficile à refermer si elle est ouverte», poursuivent les chercheurs.

Ils précisent aussi que le Hanwha Group est impliqué dans la production de certaines armes qui sont interdites en vertu de la Convention des Nations unies.

Dans le même temps, le président de la KAIST, Sung-Chul Shin, a parlé dans un communiqué de sa déception suite à l'apparition d'un mouvement de boycott.

«J'aimerais réaffirmer que la KAIST n'a pas l'intention de s'engager dans le développement d'armes autonomes létales et de robots tueurs», a-t-il déclaré.

 

Lire aussi:

Arrêtés en possession d’armes, deux agents de la DGSE mis en examen à Paris pour un projet de meurtre
Voici pourquoi il vaut mieux poser votre smartphone l'écran vers le bas
Elon Musk déclare que les extraterrestres ont bâti les pyramides, l’Égypte lui répond
Tags:
université, intelligence artificielle, robot, Corée du Sud
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook