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    Premier cas d'une IST rare «mangeuse de chair» signalé au Royaume-Uni

    © AFP 2018 BRENDAN SMIALOWSKI
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    Un premier cas d'infection sexuellement transmissible (IST) extrêmement rare, qui peut causer des ulcérations génitales et détruire les tissus, a été diagnostiqué au Royaume-Uni. Il s'agit de la donovanose.

    Une jeune femme britannique, âgée entre 15 et 25 ans et habitant à Southport, en Angleterre, s'est vu diagnostiquer une donovanose au cours de des 12 derniers mois.

    La particularité de ce cas réside dans sa localisation. En effet, selon les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), cette maladie n'est signalée en règle générale que dans les zones tropicales, notamment dans certaines régions de l'Inde, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans les Caraïbes, en Australie centrale et en Afrique australe. L'Association britannique de la santé sexuelle et du VIH (BASHH) précise qu'il s'agit de la première fois qu'une telle IST est signalée au Royaume-Uni.

    Ce cas a été révélé lors d'un projet de recherche de la pharmacie en ligne chemist-4-u.com sur les IST au Royaume-Uni, a indiqué The Independent, précisant que le site avait contacté plusieurs établissement pour déterminer les diagnostics d'IST, l'âge des personnes, leur sexe et leur région d'origine.

    «C'est une situation très rare et sérieuse qui pourrait être l'une des premières au Royaume-Uni», a déclaré le pharmacien Shamir Patel, de Chemist-4-U.

    Les bactéries responsables de la maladie, Klebsiella granulomatis, infectent la peau autour des organes génitaux, de l'aine ou de la région anale, provoquant des lésions et entraînant pratiquement la pourriture de la chair autour des organes génitaux, a-t-il expliqué.

    «Et bien que les antibiotiques puissent traiter la donovanose, les cas à un stade précoce risquent de ne pas être diagnostiqués, vu qu'ils sont très rares au Royaume-Uni», a-t-il ajouté.

    «Le temps presse», a souligné Shamir Patel. En effet, même avec l'utilisation d'antibiotiques, les patients risquent toujours de rechuter pendant six à huit mois après le traitement, a noté la chaîne d'information britannique KRON. La maladie présente également un facteur de risque de transmission du VIH, a fait remarquer CDC.

    La donovanose se manifeste par de petites plaies indolores sur les organes génitaux, l'aine et la région anale. Puis les ulcères grossissent et forment des bosses rouge vif qui saignent facilement. Les symptômes peuvent apparaître entre une et douze semaines après une relation sexuelle avec une personne atteinte de cette IST. Très rarement, la donovanose peut être transmise par voie orale.

    Sans traitement, les ulcères continuent à se développer et à détruire les tissus cutanés, provoquant finalement des lésions permanentes et dégageant parfois «une odeur nauséabonde», a noté The Post.

    L'enquête de la pharmacie en ligne a également révélé 420.000 diagnostics d'IST au Royaume-Uni en 2017.

    On ignore le lieu où la femme a contracté la donovanose.

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    Tags:
    traitement, organes génitaux, bactérie, VIH, antibiotiques, maladies, The Independent, Afrique, Australie, Caraïbes, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Inde, Royaume-Uni
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