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    Un requin

    Dents de la mer: comment s’en sortir en cas d’attaque de requin

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    Ce n’est un secret pour personne que les requins s’en prennent parfois aux hommes et que la plupart des attaques ont lieu aux États-Unis, en Chine et en Australie, où l’on enregistre chaque année entre 100 et 150 cas. Des chercheurs russes ont expliqué à Sputnik où habitaient les plus dangereux squales et ce qu’il fallait faire en cas d’attaque.

    Dans la zone tropique, les requins pullulent dans les eaux, y compris aux alentours de certaines stations balnéaires, si bien qu'il serait recommandé de s'en tenir à des règles simples pour ne pas finir entre leurs dents, mettent en garde des biologistes russes interviewés par Sputnik.

    «Les atolls dans l'océan Pacifique et la mer des Caraïbes sont des habitats de prédilection des grands requins. Dans la zone subtropicale, on a aussi toutes les chances de rencontrer un squale», explique Kirill Kouzichtchine, professeur à la faculté biologique de l'Université de Moscou Lomonossov.

    D'après lui, un grand nombre de requins est également enregistré dans les alentours de la Grande barrière de corail en Australie, riche en faune marine. «Leur population est très dense dans cette région, si bien qu'il existe un risque accru d'une attaque imprévue», souligne le biologiste.

    La côte de l'Afrique du Sud compte également dans le groupe à risque. D'après le Pr. Kouzichtchine, cette zone est notamment habitée par les Odontaspididae.

    «En Afrique du Sud, l'une des activités prisées par les touristes est le cage diving, consistant à nager dans une cage carrée immergée, pour observer les requins que l'on attire avec un mélange liquide, d'huile, de poisson et de sang, ce qui rend les squales agressifs», indique-t-il.

    Aux Etats-Unis, notamment en Floride, en Californie et à Hawaii, dont les plages attirent des milliers de touristes, de surfeurs et de plongeurs, il n'est pas rare non plus d'y rencontrer ce prédateur marin, selon lui.

    La plupart des attaques, poursuit le professeur, sont provoqués par des baigneurs eux-mêmes, lorsqu'ils tentent de photographier un requin ou de le toucher.

    «Tout dépend de l'espèce du requin, son humeur, sa disposition. Le grand requin blanc se nourrit de Pinnipèdes et peut attaquer un humain s'il le prend pour un phoque», explique Oleg Savinkine, chercheur à l'Institut Severtsov des problèmes écologiques et de l'évolution au sein de l'Académie russe des Sciences.

    D'après lui, «l'essentiel est de ne pas paniquer et de ne pas faire de mouvements brusques. Si un requin fait des ronds autour d'un baigneur, il s'intéresse à lui; si celui-ci baisse sa mâchoire, il s'apprête à attaquer. Les points faibles du requin sont le nez et les yeux. Il faut frapper dans ces zones-là, si l'attaque a lieu».

    «Il ne faut en aucun cas mettre le requin au pied du mur et lui couper le chemin vers la mer», concluent les spécialistes.

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    Tags:
    requins, Australie, Chine, Russie, Afrique du Sud, États-Unis
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