Sci-tech
URL courte
122513
S'abonner

Des scientifiques américains affirment avoir identifié une anomalie génétique augmentant le risque de développement de dysfonctionnements érectiles chez les hommes, ouvrant la voie à de de nouveaux traitements de cette pathologie.

Auparavant, les scientifiques pensaient que la plupart des cas de troubles de l'érection n'étaient pas causés par les gènes, mais par d'autres facteurs tels que l'obésité, le diabète, les maladies cardiaques, le tabagisme, la consommation de drogue ou d'alcool, le stress ou l'anxiété, rappelle le portail Springfield News.

Or, à l'issue d'une nouvelle étude publiée ce lundi par l'Académie nationale des sciences des États-Unis, des chercheurs ont découvert une séquence dans l'ADN humain où une variation génétique pouvait venir augmenter le risque d'impuissance d'environ 25%.

Pour donner du poids à leur hypothèse, ils ont minutieusement étudié l'ensemble des gènes d'environ 36.600 hommes, ainsi que 222.300 autres cas similaires mentionnés dans les publications scientifiques portant sur le sujet. Leurs tests, menés en laboratoire, ont ensuite confirmé que la variation génétique d'une certaine séquence pouvait affecter l'activité d'un gène voisin, connu pour son implication dans le fonctionnement sexuel.

Désormais, les scientifiques envisagent d'étudier comment une telle variation pourrait affecter l'impuissance, souligne Eric Jorgenson, chercheur au Kaiser Permanente Northern California à Oakland et principal auteur de l'étude. Cela pourrait interférer avec le fonctionnement de certains circuits cérébraux, précise-t-il.

Ajoutant en conclusion que cette découverte pourrait ouvrir la voie vers le développement de nouvelles thérapies contre les troubles de l'érection. 

Lire aussi:

Où est passé le navire ayant apporté le nitrate d’ammonium à Beyrouth?
Six touristes français tués dimanche au Niger par des hommes armés
Les Français tués au Niger étaient en mission humanitaire, selon la Défense nigérienne
Une rixe d’une rare violence filmée en pleine rue à Fleury-Mérogis – vidéo
Tags:
gènes, maladies, dysfonction érectile, États-Unis
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook