Ecoutez Radio Sputnik
    La forme la plus agressive du cancer du sein vaincu à l’aide de l’immunothérapie

    Cette méthode permettrait de diagnostiquer le cancer du poumon à un stade précoce

    © AP Photo / Stephan Savoia
    Sci-tech
    URL courte
    0 111

    Une équipe de chercheurs américains de l’Université de Californie à Los Angeles ont découvert un nouveau mécanisme permettant de diagnostiquer le cancer du poumon à des stades précoces, ce qui ouvre selon eux des perspectives pour le développement d’une thérapie plus efficace.

    Les scientifiques du Jonsson Comprehensive Cancer Center (Université de Californie, Los Angeles) sont parvenus à la conclusion que la protéine «sodium/glucose co-transporteur 2» (SGLT2) était à l'origine du mécanisme que les cellules cancéreuses du poumon pouvaient utiliser pour obtenir du glucose, élément essentiel à leur survie et favorisant leur croissance, relate le portail d'actualités scientifiques MedicalXpress.

    Leur découverte laisse notamment supposer que le SGLT2 serait un nouveau biomarqueur que les scientifiques pourront utiliser pour diagnostiquer les lésions pulmonaires précancéreuses et les cancers du poumon à un stade précoce.

    Les cellules cancéreuses ont en fait besoin de grandes quantités de glucose pour survivre et se développer. Des recherches antérieures avaient démontré que les transporteurs de glucose passifs (GLUT) étaient les principaux «fournisseurs» de glucose vers les tumeurs. Cependant, des récentes études ont mis en évidence que certains cancers, tels que le cancer de la prostate et celui du pancréas, utilisaient du SGLT2 pour obtenir du glucose, ce qui a incité les scientifiques de l'UCLA à étudier le rôle que joue cette protéine dans le développement du cancer du poumon.

    Il est impératif de trouver des moyens efficaces pour diagnostiquer le cancer du poumon à un stade précoce, lorsqu'il est plus facile à traiter, car il s'agit de la principale cause de décès dû au cancer chez les hommes et les femmes à l'échelle mondiale, explique le portail.

    Les chercheurs ont eu recours à la tomographie par émission de positrons (TEP) pour déterminer l'activité du SGLT dans des cellules cancéreuses du poumon. Ils sont parvenus à enregistrer l'activité du SGLT2 pour tester l'impact des inhibiteurs du SGLT2 sur des souris prédisposés génétiquement au cancer du poumon et sur des souris à qui ont été implantées des tumeurs cancéreuses en provenance d'un poumon humain malade.

    Les chercheurs ont constaté des taux inhabituellement élevés de SGLT2 dans des échantillons griffés, en démontrant ainsi que ces tumeurs utilisent principalement le SGLT2, et non pas les GLUT, pour se pourvoir en glucose aux stades précoces et même aux stades précédant le développement du cancer du poumon.

    Au bout de leurs recherches, les scientifiques sont ainsi parvenus à la conclusion que le cancer du poumon pourrait être diagnostiqué à des stades précoces, en utilisant le SGLT2 comme biomarqueur, avant même que les lésions ne deviennent cancéreuses.

    Les chercheurs ont également apporté la preuve qu'un médicament inhibiteur commun approuvé par la FDA (actuellement utilisé pour traiter le diabète) pourrait aider à bloquer l'activité du SGLT2 dans les cellules cancéreuses. L'inhibiteur pourrait être utilisé pour bloquer l'absorption du glucose et aider à réduire la croissance tumorale.

    Lire aussi:

    Les cancers les plus mortels et ceux dans lesquels on investit le plus
    Des chercheurs ont réussi à anéantir des cellules cancéreuses «immortelles»
    Faire face au cancer: 10 aliments résolus à vaincre une possible tumeur
    Tags:
    cancer, Californie, États-Unis
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik