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Bien que les planètes potentiellement habitables les plus proches de la Terre soient bombardées par des rayons ultraviolets potentiellement mortels, la vie pourrait théoriquement y exister, estiment deux astronomes de l'Université Cornell aux États-Unis.

Lisa Kaltenegger et Jack O'Malley-James, astronomes à l'Université Cornell dans l'État de New York, ont constaté qu'il y a des milliards d'années, la vie sur Terre résistait à des bombardements de rayons ultraviolets de niveaux supérieurs à ceux observés de nos jours sur certaines planètes potentiellement habitables.

Leur article a été publié dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

L'astrophysicien Sheperd Doeleman, directeur de l'EHT
© AFP 2019 CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA
Les astronomes sont arrivés à cette conclusion en étudiant le rayonnement ultraviolet sur la surface des quatre exoplanètes potentiellement habitables les plus proches de la Terre, à savoir Proxima-b, Trappist-1, Ross-128b et LHS-1140b, puis en le comparant à celui subi par la Terre il y a des milliards d'années.

Puisque la vie sur notre planète a pu survivre à de telles conditions et à évoluer, il n'y a aucune raison pour que les formes de vie sur d'autres planètes ne puissent pas en faire autant, ont supposé les astronomes.

«Étant donné que la Terre primitive était habitée, nous démontrons que les rayons ultraviolets ne doivent pas être un facteur limitant l'habitabilité des planètes en orbite autour de naines rouges. Nos mondes voisins les plus proches restent des cibles intrigantes pour la recherche de la vie au-delà de notre système solaire», ont conclu les chercheurs.

En février 2017, une équipe internationale avait fait sensation en annonçant avoir découvert autour de l'étoile naine Trappist-1, peu lumineuse et ultra-froide, un fascinant système de sept exoplanètes d'une taille proche à celle de la Terre. Ils avaient ajouté que trois de ces exoplanètes (Trappist-1 e, f et g) se trouvaient dans la zone «habitable» du système, c'est-à-dire susceptible d'abriter de l'eau liquide en surface.

Depuis, les astronomes disposent de plus d'informations sur l'étoile, ses planètes et leurs atmosphères. Ils ont notamment pu affiner la mesure de leurs tailles et de leurs masses, déterminant que les sept planètes étaient principalement rocheuses et que certaines pourraient avoir jusqu'à 5% de leur masse composée d'eau. À titre de comparaison, l'eau ne constitue que 0,1 % de la masse de la Terre.

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Tags:
exoplanète, espace, recherche, New York, États-Unis
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