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    La cause de la plus grande catastrophe naturelle de l'histoire de la Terre enfin dévoilée

    CC BY-SA 2.0 / Cliff James / Apocalypse
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    Il y a 252 millions d'années, l'extinction massive des organismes vivants peuplant notre planète a été entraînée par de nombreuses éruptions volcaniques. C'est ce qu'ont découvert des chercheurs en analysant les traces de mercure dans les sédiments des fonds marins à travers le monde.

    Les éruptions volcaniques ont conduit à l'une des plus grandes catastrophes ayant affecté la biosphère de l'histoire de la Terre: l'extinction permienne, indiquent les chercheurs de l'Université de Cincinnati (Ohio, USA) et de l'Université des géosciences de Chine (Wuhan).

    D'après l'étude conjointe des paléontologues publiée dans la revue Nature Communications, cette hypothèse est confirmée par les traces de mercure découvertes dans les sédiments âgés d'environ 252 millions d'années qui se sont retrouvés dans l'atmosphère suite à la combustion de dépôts de charbon. Après cela, le mercure est tombé avec l'eau de pluie dans l'océan mondial, puis dans les sédiments marins à travers le monde — ceux-là mêmes qui ont été étudiés par les auteurs de l'article.

    «L'activité volcanique, y compris les gaz et la combustion des matières organiques, a dispersé une grande quantité de mercure sur la surface terrestre», explique Jun Shen, maître de conférences à l'Université des géosciences de Chine.

    «En règle générale, lors d'importantes éruptions explosives, une grande quantité de mercure est libérée dans l'atmosphère. Les éruptions en question n'étaient pas forcément intenses, mais très longues. Et plus la nature se déchaînait, plus l'impact sur l'environnement était grand», ajoute Thomas Algeo, son confrère de l'Université de Californie.

    L'épicentre des éruptions se situait sur le territoire des trapps de Sibérie, où des quantités gigantesques de lave liquide ont submergé d'immenses territoires en une période relativement brève à l'échelle géologique. Cette catastrophe a détruit une partie conséquente de la faune et de la flore qui régnaient sur Terre avant l'apparition des dinosaures. Certains animaux peuplant la planète à cette époque ressemblaient à un croisement entre les Machairodontinés et les dragons de Komodo.

    Les éruptions, qui ont duré des centaines de milliers d'années, ont provoqué la disparition d'environ 96% des espèces maritimes, de 73% des vertébrés terrestres et de 83% des insectes. Près de 3 millions de kilomètres cubes de cendres ont été émis dans l'atmosphère terrestre au cours de l'activité sismique, ce qui a fait grimper la température moyenne sur la planète de 10 degrés, tout en augmentant l'acidité des mers. A titre de comparaison, l'éruption du volcan de Saint Helens aux États-Unis en 1980 a conduit à l'émission de 1 km3 de cendres.

    De nombreuses éruptions ne se produisaient pas dans les volcans coniques, mais à travers les fissures dans le sol, estiment les scientifiques. D'après Thomas Algeo, le réchauffement climatique était l'une des principales causes de l'extinction massive.

    «On se casse souvent la tête pour savoir ce qui est vraiment le plus nocif. Les êtres qui étaient habitués à un environnement plus froid n'ont pas eu beaucoup de chance à l'époque. Je pense donc que le changement de température est le meurtrier numéro 1. Les conséquences ont été aggravées par l'acidification des mers et d'autres toxines», remarque le scientifique.

    Avant cela, les chercheurs citaient parmi les causes éventuelles de l'extinction du Permien-Trias un impact avec un astéroïde, une émission importante de méthane depuis le fond marin et le changement climatique. L'activité volcanique était étudiée comme l'une des versions. Cinq extinctions massives connues ont eu lieu sur Terre en 4,5 milliards d'années.

    En février 2019, un groupe international de chercheurs a publié les résultats de son étude selon laquelle les dinosaures auraient également pu mourir à cause de nombreuses éruptions volcaniques. D'après les spécialistes, une série d'éruptions s'est produite il y a environ 66 millions d'années, en plus du fait qu'une météorite géante a percuté la Terre. Ces facteurs ont suffi pour détruire tous les dinosaures qui habitaient sur la planète.

    «De profonds changements se sont opérés dans l'environnement assez rapidement après cette phase volcanique, qui ont directement menacé la survie de nombreuses espèces, notamment les dinosaures», ont expliqué les scientifiques.

    Parallèlement, des géologues suédois ont trouvé dans les glaces du Groenland les traces de l'une des éruptions solaires anciennes les plus puissantes.

    Ils espèrent qu'à l'avenir de telles découvertes permettront de prédire les puissantes éruptions et de prévenir leurs conséquences pour la civilisation.

    20 fois plus d'énergie a été émise lors des éruptions par rapport à la chute de météorites qui a provoqué l'extinction des dinosaures. La probabilité que ce cataclysme se reproduise aujourd'hui avoisine les 12%.

    «Si cette tempête arrivait aujourd'hui, ses conséquences seraient des plus lourdes. Notre découverte montre que la probabilité de telles éruptions aujourd'hui est sérieusement sous-estimée. Tout cela indique que nous devons trouver un moyen de mieux prédire et de nous protéger de manière plus efficace contre de tels cataclysmes», conclut Raimund Muscheler, auteur principal de l'étude.

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    Tags:
    cataclysme, étude, apocalypse, catastrophe, volcan, éruption, États-Unis, Chine
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