Sci-tech
URL courte
415
S'abonner

Les utilisateurs décédés de Facebook pourraient être au nombre de 4,9 milliards d'ici 2100 et devenir plus nombreux que leurs homologues en vie au cours des prochaines 50 années, selon une nouvelle étude qui soulève la question de l'avenir et de la gestion des informations personnelles des utilisateurs de réseaux sociaux après leur mort.

Une nouvelle analyse de l'Oxford Internet Institute basé à l'université d'Oxford affirme que les utilisateurs décédés de Facebook pourraient être plus nombreux que leurs homologues en vie au cours des prochaines 50 années.

Selon les résultats de l'étude, au moins 1,4 milliard de membres actuels mourront d'ici 2100. Dans ce cas-là, le nombre de comptes des morts pourrait dépasser celui des vivants d'ici 2070.

«Ces statistiques soulèvent de nouvelles questions compliquées pour savoir qui a le droit de disposer de toutes ces données, comment les gérer dans l'intérêt des familles et des amis du défunt et comment les historiens pourront utiliser à l'avenir ces informations pour comprendre le passé», a déclaré l'auteur principal de la recherche Carl Öhman.

Selon lui, les résultats de cette analyse ne sont pas un pronostic, mais une tentative pour définir le vecteur du développement du réseau social.

Ainsi, l'étude présente deux scénarios extrêmes. Le premier suppose qu'aucun nouvel utilisateur ne s'enregistre sur Facebook, tandis que le second prévoit une augmentation au rythme actuel de 13% dans le monde chaque année.

Si le réseau social continue de croître aux rythmes actuels de 13% par an, le nombre d'utilisateurs décédés pourrait atteindre 4,9 milliards d'ici la fin du siècle.

Le co-auteur de l'étude David Watson estime pour sa part que Facebook représente des archives culturelles uniques en leur genre sur le comportement humain.

L'étude précise que ces prévisions reposent sur des données des Nations unies qui fournissent le taux de mortalité attendu et le nombre total d'habitants pour chaque pays, ainsi que sur les informations de Facebook.

Cette étude arrive au moment où Mark Zuckerberg a annoncé un virage stratégique pour Facebook, dont il veut faire une plateforme de communication plus soucieuse de la vie privée des utilisateurs, la question de confidentialité et de protection des données personnelles se posant avec acuité.

Lire aussi:

Des chercheurs alertent sur les «conditions épidémiques parfaites» créées par l’Homme
Macron «ne souhaite pas réagir publiquement» aux manifestations contre les violences policières en France
Et si les formes sévères du Covid-19 étaient liées à une carence en cette vitamine?
Une deuxième vague de Covid-19, «c’est presque certain», affirme un infectiologue japonais
Tags:
scénario, protection des données, données personnelles, réseaux sociaux, étude, morts, utilisateurs, ONU, Université d'Oxford, Facebook, Inc, Mark Zuckerberg, Oxford
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook