Ecoutez Radio Sputnik
    Boissons

    Attention à la boisson: ces liquides sucrés qui provoquent l'obésité

    CC0 / Pixabay/bridgesward
    Sci-tech
    URL courte
    2111

    D'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), presque 40% d'adultes sont en surpoids et encore 13% souffrent d'obésité. Les raisons invoquées sont l'hypernutrition, la consommation d'aliments sucrés et peu nutritifs, ainsi que la vie sédentaire. Cependant, les scientifiques estiment que tout n'est pas aussi simple.

    Pur et particulièrement dangereux

    L'idée générale que le problème de surpoids soit dû à un excès de nourriture grasse et très calorique est particulièrement critiquée aujourd'hui au sein de la communauté scientifique. De plus en plus de travaux indiquent qu'un rôle primordial est joué par le sucre et ses substituts. Les spécialistes sont particulièrement préoccupés par le sirop de maïs concentré en fructose qui est utilisé au lieu du sucre ordinaire (glucose) dans les boissons et les confiseries.

    Les Etats-Unis ont été les premiers à tirer la sonnette d'alarme concernant l'obésité de la population et ont calculé qu'un Américain moyen consommait à travers le sirop de maïs dans les boissons et les sucreries 15% de la norme quotidienne de calories.

    Par ailleurs, certaines données indiquent que le sirop à haute teneur en fructose perturbe le métabolisme, contribuant ainsi au développement du syndrome métabolique, du diabète de type 2 et de maladies cardio-vasculaires. Ces maladies vont de pair avec l'obésité.

    Les chercheurs supposent que l'excès de fructose sollicite le foie et déclenche une cascade de processus entraînant une hausse du niveau de lipides dans le foie, de l'acide urique, des thromboses, l'inflammation et l'insulinorésistance. Ce qui provoque un dépôt de graisse dans les tissus et une prise de poids.

    Les riches ne sont pas épargnés

    Pendant un certain temps existait une théorie que l'obésité était inhérente aux communautés et aux pays pauvres à bas revenus où prédominaient les facteurs incitant à l'hypernutrition.

    En cas de nutrition instable les gens alternent les périodes de faim et de satiété. En raison d'une situation financière précaire ils achètent une nourriture bon marché hautement calorique avec peu ou pas du tout de produits nutritifs. Les familles démunies font davantage confiance à la publicité, elles sont plus crédules face aux ruses markéting des producteurs de malbouffe — par exemple, les grandes portions dans les fastfoods. De plus, leurs possibilités pour mener un mode de vie physiquement actif sont plus réduites.

    Presque 40% des Américains souffrent d'un excès de poids et d'obésité. Cet indicateur est particulièrement élevé auprès de la population latino-américaine et d'autres communautés ethniques comptant un grand nombre de pauvres. Le nombre d'obèses augmente parmi les militaires, les détenus et, paradoxalement, les sans-abri.

    L'obésité est un phénomène socioéconomique qui s'accompagne de problèmes psychologiques: un niveau de stress élevé, l'anxiété, la dépression.

    Un bol de riz

    Il n'existe pas de méthode unique pour lutter contre l'excès de poids. Tous les diététiciens préconisent de ne pas manger excessivement, surtout des produits sucrés et gras, de renoncer au fastfood. Cela signifie changer ses habitudes alimentaires. Mais comment?

    Par exemple, pour lutter contre l'hypernutrition les diététiciens suggèrent de boire davantage, jusqu'à huit tasses de thé ou d'autres boissons par jour. Cependant, les chercheurs américains et canadiens n'ont pas réussi à confirmer l'efficacité de cette méthode. Ils ont observé deux groupes d'adolescents ayant une surcharge pondérale: le premier consommait beaucoup de liquides, contrairement au second, mais tous suivaient les recommandations pour perdre du poids. Aucune différence notable n'a été constatée entre les deux groupes dans la réduction de l'indice de masse corporelle en quelques années d'expérience. Et dans le premier groupe peu ont réussi à atteindre la norme exigée de consommation d'eau, précisent les auteurs.

    Des spécialistes japonais avec leurs collègues de 136 pays conseillent de manger plus de riz. Selon leurs calculs, même 50 grammes de riz par jour peuvent réduire le niveau d'obésité dans le monde de 1%.

    Les scientifiques ignorent encore quel est le mécanisme d'action du riz, mais soulignent que dans les pays où le riz constitue le plat principal il y a moins d'obèses. Et dans l'ensemble ceux qui consomment beaucoup de fibres nutritives et de grains entiers affichent des indices de masse corporelle et un niveau de cholestérol plus bas.

    La lutte contre l'épidémie d'obésité n'apporte pas de résultats pour le moment. C'est pourquoi les chercheurs parlent de plus en plus de mesures visant non seulement des individus à part, mais également toute la population.

    Par exemple, certains pays ont adopté des stimulations économiques sous la forme de changements fiscaux afin de pousser les gens à acheter moins de sodas sucrés, de fastfood, mais plus de fruits et légumes.

    La teneur calorique des plats est devenue obligatoire dans le menu des cafés, des campagnes ont été organisées dans les médias afin de promouvoir un mode de vie actif, la marche, les promenades à vélo, les zones de loisirs ont été modernisées de sorte que les gens utilisent davantage les escaliers et se promènent.

    Des chercheurs britanniques et portugais ont tenté d'évaluer l'efficacité de ces démarches, mais n'ont pas réussi à aboutir à une conclusion tangible par manque de données. Néanmoins, ils pensent que tout cela devrait contribuer à la réduction de l'indice de masse corporelle en moyenne pour la population et impacter favorablement la santé.

    Lire aussi:

    Trump menace d'«effacer» l'Iran en cas d'attaque contre les USA
    Deux Eurofighter de l'armée allemande entrent en collision, un pilote tué (vidéos)
    Le drone US abattu par l'Iran a effectivement violé sa frontière, selon la Défense russe
    Tags:
    OMS, recherche, consommation, calories, nourriture, boisson, obésité, santé
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik