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Les physiciens ont récemment réussi à produire le son le plus puissant sous l'eau, d’après une étude publiée par le magazine Physical Review Fluids. Ce n’est pas la première fois que les chercheurs nous parlent de sons inhabituels. Voici quelques exemples des sons (presque) jamais entendus par l’oreille humaine.

Le Laboratoire national de l'accélérateur SLAC de l’université Stanford, aux États-Unis, a annoncé avoir produit un son d’environ 270 décibels, juste en dessous du seuil où il «pourrait faire bouillir l’eau», une étude mentionnant ce record a été publiée en avril par le magazine Physical Review Fluids. Aucun enregistrement du son n’a toutefois été mis en ligne.

Sputnik a dressé une liste des «sons de la science» que l’homme n’aurait jamais entendus sans les scientifiques.

​Musique des pulsars

Pour rendre hommage aux pulsars, l'agence spatiale russe Roscosmos a publié une vidéo où le rayonnement électromagnétique émis par ces étoiles à neutrons qui tournent très rapidement sur elles-mêmes a été transformé en ondes sonores. Cette symphonie a été créée à partir des données obtenues par le télescope russe Spektr-R.

«En traduisant la fréquence du signal en ondes sonores, on peut obtenir de la musique... En l'assemblant, voici ce que ça donne», a indiqué l’agence.

Concert cosmique

En 2016, les spécialistes de Roscosmos ont publié une vidéo permettant d’«entendre» la magnétosphère de Ganymède, le plus gros satellite naturel de Jupiter, ainsi que les trous noirs, le Soleil et l’aurore boréale.

Éclair sur Jupiter

L’agence spatiale américaine NASA a aussi publié des enregistrements de sons spatiaux dont celui consacré à la planète Jupiter composée d'hydrogène et d'hélium. Les données ayant servi de base pour faire cet enregistrement et d’autres bandes sonores consacrées à Jupiter ont été obtenues par la sonde Voyager.

Les interactions complexes de particules électromagnétiques chargées provenant du vent solaire et de la magnétosphère planétaire créent des «paysages sonores» mystérieux.

Il existe aussi d’autres enregistrements de sons spatiaux bizarres produits à partir de signaux électromagnétiques. Rappelons que le son, une onde mécanique, ne peut pas se propager dans le quasi-vide interstellaire à la différence d’ondes électromagnétiques qui se propagent même dans le vide.

Collision bruyante de protons sur Terre

Quand les protons entrent en collision dans le Grand collisionneur de hadrons (LHC), un accélérateur de particules mis en fonction dans la région frontalière entre la France et la Suisse en 2008, ils font du bruit, d’après l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) qui a publié une vidéo à ce sujet.

Un grondement inconnu au fond de l’océan

Le 11 novembre 2018, des vibrations anormales se sont produites à quelque 24 km de l'île de Mayotte, dans l’océan Indien. Ces vibrations de basse fréquence ont duré environ 20 minutes avec des pauses de 17 secondes chacune, faisant réagir les sismographes en Zambie, au Kenya, en Éthiopie, au Chili, en Nouvelle-Zélande, au Canada et même à Hawaii.

Mais selon National Geographic, personne ne les a senties et seul un sismologue amateur a remarqué ce signal étrange dans les données publiées en temps réel sur le site de l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS), le partageant sur Twitter et attirant ainsi l’attention de chercheurs. La cause exacte des secousses reste inconnue.

​Les chercheurs ont de drôles d’idées. Ils transforment les données de différents capteurs souterrains, sous-marins ou spatiaux en bandes sonores comme si les sons réels étaient déjà tous étudiés. Mais ces expériences pourraient, en plus de divertir le public, donner des résultats inespérés…

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Tags:
Spektr-RG, Ganymède (lune de Jupiter), Jupiter, Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN), Holding spatial russe Roscosmos, NASA, Grand collisionneur de hadrons (LHC), Université Stanford, Laboratoire national de l'accélérateur SLAC, science, astronomie, physique, Physical Review Fluids, espace, océan
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