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    Chimie verte: une jeune chercheuse russe remporte le concours de l'Unesco

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    Le siège de l'Unesco à Paris a remis des prix aux sept meilleurs jeunes chimistes. Parmi les gagnants: Galina Kalachnikova, de la ville russe d'Apatity.

    La cérémonie de remise des bourses de l'Unesco pour les recherches en chimie verte, ou chimie durable, s'est déroulée vendredi 8 novembre au siège de l'organisation à Paris. Elles ont été attribuées à sept jeunes chimistes, dont la Russe Galina Kalachnikova.

    Ces bourses sont attribuées conjointement avec l'Union internationale de chimie pure et appliquée (UICPA) et la compagnie russe FosAgro. Il s'agit de la sixième cérémonie du genre cette année, cette fois à l'occasion de la Journée mondiale de la science célébrée le 10 novembre. Selon les organisateurs, 114 chercheurs de 43 pays ont participé à ce concours, dont les travaux ont été sélectionnés par un jury scientifique international.

    ​Hormis la jeune chercheuse russe du Centre de recherche de Kola affilié à l'Académie des sciences de Russie Galina Kalachnikova, des bourses ont été attribuées à six autres vainqueurs d'Espagne, du Mexique, du Bangladesh, du Zimbabwe et d’Égypte. Les travaux des chimistes visent à créer des technologies innovantes dans des secteurs tels que la protection de l'environnement, la santé, la nourriture, l'amélioration de l'efficacité énergétique et l'exploitation rationnelle des ressources naturelles.

    Le projet de Galina Kalachnikova porte sur l'élaboration d'une méthode universelle et écologiquement pure de granulation des matériaux titano-silicates créés à partir de déchets de production des usines métallurgiques et de transformation.

    «Il est prévu que notre projet profite à l'environnement et à l'humanité dans trois domaines. Le premier est la mobilisation des déchets liquides radioactifs actifs; le deuxième est la purification des eaux d'égout de différentes entreprises des métaux non ferreux et lourds; et le troisième est l'utilisation de nos matériaux à titre de catalyseurs pour fabriquer des médicaments anticonvulsifs, c'est-à-dire que nous comptons les utiliser dans la médecine. Mais le projet en soi ne vise pas à mettre au point une méthode pour améliorer nos produits, mais à élaborer une méthode universelle pour leur granulation», a déclaré Galina Kalachnikova à Sputnik.

    Et d'ajouter qu'elle se réjouissait de l'obtention de cette bourse.

    «Notre collectif était inquiet au sujet de l'obtention d'un financement supplémentaire pour le développement de la partie manquante du travail que nous avions l'intention de mener de toute manière. Nous l'aurions fait tout de même, mais sans soutien financier supplémentaire cela aurait été lent et non prioritaire», a-t-elle poursuivi.

    Les autres lauréats sont Jesus Campos Manzano (Espagne), Maria Antonieta Fernandez-Herrera (Mexique), Abu Ashfaqur Sajib (Bangladesh), Wilbert Mtangi (Zimbabwe), Sara Abdel Hamid Abdel Gaber (Égypte), et Hamdy Hefny (Égypte). Leurs projets concernent notamment la réduction maximale des émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère; le recyclage et la réutilisation des déchets plastiques pour la production de nouveaux polymères de grande qualité; l'obtention d'hydrogène, une source d'énergie alternative et pure, à partir d'eau, l'amélioration des récoltes des cultures agricoles importantes, notamment du piment habanero au Mexique.

    Le jury scientifique international évalue les projets selon plusieurs critères: l'innovation, l'importance locale et mondiale, la compatibilité avec la chimie verte, la compétence du jeune chercheur et de son équipe, l'équipement de l'institut et des laboratoires où il est prévu de mener le projet.

    Les lauréats peuvent utiliser leur bourse de 30.000 dollars pour poursuivre les recherches fondamentales et appliquées et proposer de nouvelles solutions novatrices dans l'exploitation efficace des ressources naturelles et secondaires.

    Le programme «La chimie verte pour la vie» de l'Unesco, de l'UICPA et de FosAgro a été initié par le vice-président de l'Union des chimistes russes et vice-président du Conseil d'administration de FosAgro Andreï Gouriev, et soutenu par l'Onu. Pour la première fois dans la longue histoire de l'Unesco et du système de l'Onu, une initiative de ce genre est réalisée hors budget et en mettant à contribution des entreprises russes.

    «C'est un grand honneur  pour nous aujourd'hui, à l'approche de la Journée mondiale de la science, que d'attribuer pour la sixième fois des bourses aux meilleurs jeunes chercheurs-chimistes du monde entier. Vos recherches dans le domaine de la chimie verte et des technologies chimiques apporteront une importante contribution à l'harmonisation et à la stabilité du développement de l'humanité», a déclaré le directeur général de FosAgro Andreï Gouriev pendant la cérémonie de remise des bourses.

    Selon ce dernier, un rôle central incombe aux entreprises pour garantir un développement durable de la planète. «C'est pourquoi nous remercions l'Onu d'avoir soutenu il y a exactement huit ans dans cette salle notre initiative, et d'avoir choisi la compagnie FosAgro comme partenaire de l'Unesco et de l'UICPA dans la réalisation du programme global en chimie verte, devenu fatidique pour des dizaines de jeunes chercheurs du monde entier», a-t-il noté.

    ​Gouriev a pointé l'importance du programme «Chimie verte pour la vie» dans le monde scientifique, qui est confirmée par le nombre grandissant de requêtes pour participer au programme de bourse. Et de rappeler qu'en six ans le jury avait étudié plus de 700 recherches en chimie verte. Des bourses ont déjà été attribuées à 41 jeunes chercheurs des pays d'Asie, d'Afrique, du Moyen-Orient, d'Europe et d'Amérique latine.

    Vendredi, parmi les participants à la cérémonie de remise des bourses figuraient les adjoints du directeur général de l'Unesco Shamila Nair-Bedouelle et Xing Qu, la directrice de l'Institut de chimie et du développement durable de l'université de technologies chimiques Mendeleev et présidente sortante de l'UICPA Natalia Tarassova, le président du jury scientifique international du projet «Chimie verte pour la vie» John Korish, le directeur général de FosAgro Andreï Gouriev.

    Selon les organisateurs, en six ans de réalisation du programme «Chimie verte pour la vie» le jury scientifique international du concours, constitué de 13 chercheurs de 11 pays, a examiné plus de 700 requêtes de 120 pays de jeunes chercheurs menant des recherches prometteuses en chimie verte. Plus de 40 jeunes chercheurs de 29 pays ont déjà obtenu cette bourse.

    Galina Kalachnikova est la deuxième représentante de la Russie à obtenir une bourse en chimie verte. En 2016, la Russie Alsou Akhmetchina avait fait partie des vainqueurs du programme avec son étude permettant de réduire l'impact négatif des déchets polymères polluant la mer et la terre.

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    Tags:
    chimie, UNESCO
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