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Des chercheurs de l'université d’État de Tioumen, en collaboration avec des confrères russes, ont identifié et décrit des protéines jusqu'à présent inconnues permettant aux cestodes (parasites vivant dans le tube digestif des vertébrés) de se protéger du système digestif de leur hôte, ce qui conduit à l'affaiblissement de l'immunité de ce dernier.

Les vers solitaires, ou cestodes, désignent une classe nombreuse de vers parasites plats. Les spécimens adultes vivent dans l'intestin des vertébrés, changent plusieurs fois d'hôte au cours de leur vie et représentent parfois une grave menace pour les humains et les animaux.

Biochimie des vers solitaires

Le mode de vie parasite a conduit à la disparition totale du système digestif des vers, à l'apparition d'un appareil reproducteur complet et d'organes spéciaux pour s'accrocher aux tissus de l'hôte. Il a également eu besoin de se protéger contre les ferments digestifs, notamment la trypsine, qui décompose les protéines et les peptides, et possède également la capacité d'effectuer l'hydrolyse des esters.

Evgueni Rogojine, candidat ès sciences chimiques et collaborateur de l'Université d’État de Tioumen, a indiqué qu'il existait peu d'études sur la biochimie des vers solitaires, et que la diversité moléculaire n'était pas suffisamment étudiée. L'étude de protéines qui bloquent l'action des ferments digestifs - les inhibiteurs, secrétés par les vers ronds - englobent de nombreux types de ces parasites.

«En étudiant le cestode, une attention particulière a été accordée aux ténias et aux échinocoques à cause de leur danger pour l'homme et les animaux domestiques. D'autres types n'ont pratiquement pas été étudiés, les substances responsables du processus d'inhibition et le mécanisme de leur action restaient inconnus à ce jour», a-t-il ajouté.

Parasites endommageant le foie et l'intestin

Les scientifiques ont étudié les parasites de type Triaenophorus nodulosus qui provoquent chez les poissons d'eau douce une maladie dangereuse (maladie du foie et de l'intestin). L'étude a permis de découvrir deux polypeptides qui n'avaient pas encore été décrits, d'une masse d'environ 14,4 kilodaltons avec différents résidus terminaux.

La recherche de séquences homologues a révélé que ces peptides faisaient partie d'un type à part d'inhibiteurs de trypsine, les protéines de type Kunitz, qui existent aussi bien chez les organismes vertébrés qu'invertébrés.

Les chercheurs ont découvert qu'hormis l'activité inhibitrice, ces protéines participaient à la coagulation du sang et aux processus inflammatoires. Les protéines de ce type avaient été retrouvées plus tôt chez d'autres types de vers. Hormis la protection contre les ferments digestifs, elles participaient à l'affaiblissement de l'immunité de l'hôte.

Cette étude a été réalisée avec la participation de l'Institut de biologie des eaux intérieures Papanine affilié à l'Académie des sciences de Russie, de l'Institut de chimie bioorganique Chemiakine et Ovtchinnikov affilié à l'Académie des sciences de Russie, de l'Institut de recherche sur les nouveaux antibiotiques Gaouze et de l'Institut de systématique et d'écologie des animaux du district de Sibérie de l'Académie des sciences de Russie.

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