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Une équipe internationale de paléobotanistes a découvert des arbres fossiles, dont l’âge remonte à 386 millions d’années. Cette étude a paru jeudi 19 décembre dans la revue Current Biology.

Explorant en 2008 une carrière abandonnée dans la petite ville de Cairo (dans l’État de New York), des paléobotanistes sont tombés sur des empreintes de racines de gros arbres qui pourraient dater du milieu du Dévonien, soit il y a environ 380 millions d'années.

Jusqu'ici, le titre de plus vieille forêt fossile revenait à un site de Gilboa, dans le nord de ce même État de New York, remontant aux alentours de 385 millions d'années. Or, la nouvelle découverte a été datée précisément d’un million d’années supplémentaire et lui a ainsi ravi la couronne.

«En pénétrant dans le sol et en brisant les roches qui s'y trouvaient, les racines profondes de ces arbres stimulaient des réactions chimiques favorisant ainsi la capture du CO2 de l'atmosphère. Un phénomène qui expliquerait en partie la baisse du niveau de CO2 après l'apparition des forêts», a estimé Christopher Berry, paléobotaniste de l'université de Cardiff (Royaume-Uni) qui a participé à l’étude en question.

Selon le scientifique, cité par un communiqué de presse publié à l’occasion, vers la fin du Dévonien, la concentration en CO2 dans l’atmosphère a diminué jusqu’au niveau actuel. Les savants espèrent que cette découverte pourrait aider à comprendre comment les forêts se sont modernisées, à une époque où «le niveau de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère diminuait et où les températures étaient en baisse».

Tout indique que les arbres rencontrés à Cairo ont eu un impact important sur le climat de l'époque. En effet, il y a quelques dizaines de millions d'années, les concentrations de CO2 atmosphérique étaient ainsi 10 à 15 fois plus élevées qu'elles ne le sont aujourd'hui. En étudiant ce phénomène ainsi que le processus de refroidissement, les chercheurs pensent parvenir à mieux comprendre les liens entre le réchauffement actuel et la déforestation.

Les paléobotanistes ont notamment découvert des traces d'arbres primitifs du genre Eospermatopteris, semblables à des palmiers, avec un gros pied et une couronne de branches mais sans feuilles. Ils ont aussi trouvé des plantes du genre Archaeopteris. Par ailleurs, l’étude en question a montré que cette plus vieille forêt fossile de la planète avait été anéantie par une inondation, ce qui est attesté par des empreintes de poissons fossiles, découvertes dans les mêmes couches.

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Tags:
fossiles, forêt, États-Unis
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