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La raison du plumage irisé des plus petits oiseaux du monde a été établie par des chercheurs qui ont comparé le fonctionnement du phénomène à du savon qui, bien qu’incolore, produit les «couleurs arc-en-ciel chatoyantes» sur une bulle.

C’est grâce à une forme spéciale des structures et aux pigments dans les plumes du colibri que le minuscule oiseau possède de vives couleurs irisées, a fait savoir le musée Field d'histoire naturelle à Chicago.

«La question qui me tient éveillé la nuit est de savoir pourquoi certains groupes d'oiseaux sont plus colorés que d'autres?», a indiqué Chad Eliason, principal auteur de l'article et chercheur au musée Field.

Pour trouver la réponse, une équipe internationale a réalisé sous sa direction la plus grande étude optique jamais réalisée sur les plumes de colibris. Les chercheurs ont examiné les plumes de 35 espèces de ces volatiles et les ont comparées avec les plumes d'autres oiseaux aux couleurs vives.

L’étude rappelle que ces éléments sont composés de kératine - le même matériau que les cheveux et ongles des humains - avec des structures intracellulaires qui produisent des pigments: les mélanosomes.

Obtenir «quelque chose de vraiment coloré»

Mais outre le pigment même, ce sont la forme et la disposition de ces mélanosomes qui influencent la façon dont la lumière est réfléchie sur eux pour produire des couleurs vives.

«Chez les oiseaux, vous obtenez ces couches de mélanosomes, et lorsque la lumière rebondit sur les différentes couches, nous voyons des couleurs vives», a expliqué Chad Eliason.

Ainsi, chez les colibris, les mélanosomes ont une forme de crêpe qui contient un grand nombre de minuscules bulles d'air. Cette forme aplatie et ces bulles d'air créent un ensemble de surfaces complexe qui fait rebondir la lumière et produit une irisation.

«Une bonne analogie serait la bulle de savon. Si vous regardez le savon, il est incolore. Mais si vous le structurez de la bonne façon, si vous l'étalez très fin pour former une bulle, vous obtiendrez ces couleurs arc-en-ciel chatoyantes. Cela fonctionne de la même manière avec les mélanosomes: avec la bonne structure, vous pouvez transformer quelque chose d'incolore en quelque chose de vraiment coloré», a expliqué le co-auteur de l’étude, Matthew Shawkey, de l’université belge de Gand.

Et si cette découverte a fourni la réponse à la question posée initialement, elle en a fait surgir de nombreuses autres. Ainsi, s'il est possible d'afficher une grande variété de couleurs, pourquoi de nombreux colibris sont-ils verts? Est-ce dû au développement historique ou à la prédation? Est-ce le résultat des préférences manifestées par les femelles?

Autant de questions ouvertes et difficiles…

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Tags:
couleur, colibri, science
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