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Plusieurs spécialistes ont relevé que des conversations de groupe WhatsApp, étaient archivées par Google, et donc accessibles en ligne. Plus de 450.000 discussions de ce type sont concernées, rapporte le média Vice.

Ce vendredi 22 février, plusieurs internautes ont pointé du doigt le recensement de conversations WhatsApp par certains moteurs de recherche, tels que Google ou Bing. L’alerte a d’abord été lancée par un journaliste allemand du Deutsche Welle,qui a affirmé avoir pu accéder à des conversations de groupe WhatsApp et à des centaines de numéros de téléphones, après une simple recherche Google.

La polémique concerne les groupes de discussions publics WhatsApp, auquel on accède par un partage de lien. Ce sont ces liens qui feraient l’objet d’une indexation sur les moteurs de recherche. Près de 450.000 conversations seraient ainsi référencées, selon le média Vice.

Les coordonnées de plusieurs personnalités publiques

Le média français Numérama, qui a lui aussi tenté la recherche, affirme avoir eu accès en quelques clics à des centaines des numéros de téléphones.

«Nous avons réussi, en quelques clics, à rejoindre plusieurs conversations de groupes. Si celles-ci ne sont pas toutes actives, l’entièreté des numéros de téléphone des personnes qui en font partie est accessible publiquement», rapporte le média dans ces colonnes.

Parmi les numéros de téléphone découverts, certains appartenaient à des personnalités publiques, comme la militante féministe Caroline de Haas ou Julien Bayou le secrétaire national d’Europe Écologie Les Verts.

Google et WhatsApp se renvoient la balle

Sur Twitter, un porte-parole de Google a précisé que ce référencement n’avait rien d’anormal, et ne différait pas de celui de pages web classiques:

«Les moteurs de recherche comme Google recensent les page Web. C’est ce qu’il se produit ici. Ces pages sont traitées comme n’importe quel site ayant une adresse URL publique. Nous proposons des outils aux sites désirant bloquer le référencement de leur contenu».

Chez WhatsApp, messagerie appartenant à Facebook, on affirme également qu’il ne s’agit pas d’un bug, mais du fonctionnement classique de l’application:

«Les administrateurs de groupes WhatsApp peuvent inviter n’importe quel utilisateur à rejoindre ce groupe en partageant le lien qu’ils ont généré. Comme n’importe quel contenu partagé sur des pages publiques, les liens d'invitation publiés sur le Web peuvent être retrouvés par des utilisateurs de WhatsApp», a confié un porte-parole du groupe au média Vice.

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Tags:
numéro de téléphone, vie privée, droit à la vie privée, Google, WhatsApp
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