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En analysant la réaction de vers ronds au matériel biologique de patients, il sera possible de détecter 15 types de cancer, affirment des scientifiques japonais, qui ont expliqué à Sputnik les principes de cette méthode peu banale.

Des chercheurs japonais ont réussi à trouver un moyen abordable de détecter 15 types de maladies oncologiques à partir de zéro à l’aide des nématodes, une espèce de vers ronds, a indiqué dans une interview accordée à Sputnik, Takaaki Hirotsu, directeur général de la société Hirotsu Bio Science Inc.

«La méthode est basée sur la réaction motrice des nématodes à un stimulus chimique – ils se déplacent vers l'odeur qu'ils aiment et s'éloignent de celle qu'ils n'aiment pas. C'est un tout nouveau type de dépistage du cancer, inconnu jusqu’ici. Selon que les vers se rapprochent de l'urine d’un patient ou non, nous serons en mesure de déterminer s'il a un cancer», a déclaré M.Hirotsu.

Ces analyses de détection du cancer à l’aide d’animaux ont commencé avec des chiens. La première méthode employée au Japon fut la suivante: des chiens ont appris à distinguer par l'odeur une personne en bonne santé d'une autre qui est atteinte d'un cancer.

Selon le chercheur, les nématodes possèdent un sens de l’odorat qui est 1,5 fois plus précis que celui des chiens, et ils sont capables de saisir la plus fine des odeurs, insaisissable pour les appareils. C’est pourquoi les scientifiques ont décidé que ces vers pouvaient également reconnaître les personnes atteintes d’un cancer.

«Nous avons commencé à étudier la réaction des vers à l’urine de patients cancéreux et de personnes en bonne santé», a expliqué le chef d’entreprise.

Au cours de leurs recherches, les savants ont découvert que les nématodes s’étaient concentrés dans l’échantillon d’urine d’une personne atteinte d’un cancer, ne montrant aucun intérêt pour l’urine d’une personne saine.

Possibilité d’identifier 15 types de cancer

M.Hirotsu a précisé que cette méthode permettait d’identifier 15 types d’oncologies: les cancers de l'estomac, du côlon, des poumons, du sein, de l'utérus, du pancréas, du foie, de la prostate, de l'œsophage, des ovaires, des voies biliaires et de la vésicule biliaire, de la vessie, des reins, les cancers de la bouche et du pharynx. L’exactitude de l’identification du cancer par cette méthode en septembre 2019 était déjà de 86,8%. Et ce dès les premiers stades de la maladie, zéro ou premier, avec une exactitude qui ne varie pas d’environ 85%.

Le chercheur a indiqué qu’à partir du janvier 2020, certains établissements médicaux japonais avaient commencé à fournir ce type de services. Il a ajouté que le prix de cette analyse était de 9.800 yens (près de 82 euros).

Pour l’instant, la nouvelle méthode ne peut pas déterminer le type de cancer, elle indique seulement sa présence.

Takaaki Hirotsu a souligné que l’objectif d’identifier le type d’oncologie était la prochaine étape de leurs recherches.

«Nous travaillons sur la création d'espèces de vers spécifiques en modifiant leurs gènes qui pourraient identifier un type concret de cancer», a conclu le chef de la société.

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Tags:
ver, recherche, cancer, Japon
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