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L’examen des squelettes de trois esclaves de «première génération» transportés sur le territoire de l’actuel Mexique a révélé la présence de nombreuses blessures et infections, selon l’Institut Max-Planck pour l’étude de l’histoire de la science humaine.

Des chercheurs qui ont examiné les restes de trois esclaves arrivés au XVI siècle depuis l’Afrique sur le territoire de l’actuel Mexique ont découvert la présence de nombreuses blessures et infections, rapporte l’Institut Max-Planck pour l’étude de l’histoire de la science humaine (MPI SHH) situé à Jena, en Allemagne.

Une étude a été menée sur les caractéristiques de trois squelettes provenant de charniers, notamment leurs données génétiques et leurs isotopes, par des scientifiques de l’institut, en collaboration avec celui d’anthropologie et d’histoire du Mexique. 

«La combinaison de la biologie moléculaire, des données isotopiques et des outils bio-informatiques avec des données historiques, anthropologiques et archéologiques classiques nous a permis de nous faire une idée sur l’histoire de vie des premiers esclaves africains en Amérique», a indiqué Johannes Krause, directeur du département d’archéogénétique du MPI SHH.

Importées depuis l’Ancien Monde

Outre des traces de blessures, l’analyse des restes des trois personnes a révélé que l’une d’entre elles était infectée par une souche du virus de l’hépatite B, quand une autre présentait des signes de frambésie. 

Les conclusions des chercheurs pourraient confirmer l’hypothèse selon laquelle un certain nombre de maladies infectieuses ont été introduites sur le continent depuis l’Ancien Monde à la suite de la traite négrière.

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Tags:
Institut Max Planck, esclavage, Afrique, Mexique
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