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Études sur le coronavirus – mai (46)
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Les médecins et experts de la santé recommandent une distance de sécurité de deux mètres pour éviter la contamination au nouveau coronavirus. Toutefois, une expérience réalisée dans une université américaine semble indiquer que cela est trop peu.

L’un des symptômes les plus évidents et les plus courants de l’épidémie de Covid-19 dans le monde est une toux sèche. Cette dernière est aussi dangereuse pour la personne contaminée que pour ceux qui l’entourent. En effet, l’infection s’effectue facilement par le biais des gouttelettes qui se propagent dans l'air. Ces minuscules particules peuvent atterrir sur des surfaces ou directement dans la bouche, le nez et les yeux d'une personne ou peuvent être respirées. Cela étant, les médecins ont recommandé une distanciation sociale qui doit être de deux mètres.

Or, une expérience de visualisation du flux des particules rejetées lors de la toux suggère que cette distance pourrait être suffisante. Des chercheurs de la Florida Atlantic University ont démontré jusqu’où les particules d’une toux se déplacent et combien de temps elles persistent dans l'air.

Les chercheurs ont pu montrer visuellement un jet de toux ou d’éternuement à partir d'un orifice représentant la bouche.

«Nous avons utilisé un mélange d'eau distillée et de glycérine pour représenter le brouillard synthétique qui constituait le contenu du jet de toux qui a été expulsé du nez et de la bouche du mannequin», a indiqué l’un des auteurs de l’étude, Manhar Dhanak, professeur et directeur de la SeaTech de l’université, cité dans un communiqué de cette dernière.

Les gouttelettes d'une toux ou d'un éternuement humains ont généralement une taille de 5 à 500 microns. Les plus grosses tombent au sol à courte distance, mais les plus petites peuvent être transportées sur de plus longues distances.

Jusqu'à 3,6 mètres

Les résultats préliminaires de cette expérience révèlent que des concentrations importantes de petites particules peuvent rester dans l'air sans mouvement pendant plus d'une minute. Il n'a fallu aux particules que quelques secondes pour parcourir un mètre, environ 12 secondes pour faire le double, alors qu’en 41 secondes, elles étaient déjà à une distance 2,7 mètres, a indiqué l’université dans le communiqué.

Qui plus est, pour une toux abondante, les chercheurs ont découvert que les particules pouvaient même voyager jusqu'à 3,6 mètres. Dans ce contexte, ils ont fait une conclusion importante.

«Nous avons constaté que le port d’un masque facial n’arrête pas les particules à 100%, mais cela ralentit les jets de toux.»

Une étude qui semble inscrire un point dans le camp des partisans du port d’un masque dans tous les endroits publics.

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Études sur le coronavirus – mai (46)

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Tags:
contamination, expérience, Covid-19
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