Sci-tech
URL courte
0 220
S'abonner

Des archéologues ont réussi à cartographier à l'aide d'un radar une cité romaine enfouie, une première. Les fouilles ont révélé un amphithéâtre et des bains communaux sans les déterrer.

Pour la première fois dans l’histoire de la science, des chercheurs de l'université de Cambridge, au Royaume-Uni, et de Gand, en Belgique, ont cartographié avec précision une cité romaine sans même procéder à des fouilles, annonce une étude publiée le 9 juin dans la revue Antiquity. 

​Un radar à pénétration de sol (GPR) a été utilisé pour sonder le sol à Falerii Novi, ville fortifiée située à environ 50 kilomètres au nord de Rome, dans le Latium, et qui s'étend sur 30,5 hectares. Elle a été fondée en 241 avant J.-C. à l'époque de la République romaine. La ville a été habitée jusqu'à environ 700 après J.-C., soit au début du Moyen Âge.

​Une technologie révolutionnaire

Les archéologues ont découvert un complexe de bains, un marché, un temple, un monument public sans précédent, et même un vaste réseau de conduites d'eau de la ville. En l’examinant à différentes profondeurs, les scientifiques ont pu établir comment la ville a évolué au fil du temps.

​Cette expérience pourrait grandement contribuer à l'étude de cités anciennes. En effet, beaucoup d’entre elles ne peuvent être fouillées soit parce qu'elles sont trop grandes soit parce qu'elles sont piégées sous des structures modernes, indique l'université de Cambridge sur son site.

Des idées à revoir

L'étude remet également en question certaines hypothèses sur la conception urbaine romaine, montrant que l'aménagement de Falerii Novi était moins standardisé que de nombreuses autres villes bien étudiées, comme Pompéi. Le temple, le marché et le complexe de bains découverts par l'équipe sont également plus élaborés sur le plan architectural que ce à quoi l’Homme pourrait s'attendre pour une petite ville de cette époque.

​Le GPR fonctionne comme un radar ordinaire. Il utilise l'«écho» des objets enfouis pour créer une image à différentes profondeurs. Les archéologues ont ainsi arpenté les 30,5 hectares à l'intérieur des murs de la ville, prenant une mesure tous les 12,5 centimètres. Enfin, les chercheurs précisent que Falerii Novi faisait un peu moins de la moitié de la taille de Pompéi.

Lire aussi:

Mila s’estime «abandonnée par une nation fragile et lâche» - vidéo
Affaire Duhamel: l'enquête classée sans suite pour cause de «prescription»
L’achat de dette souveraine russe désormais interdit aux institutions financières américaines
«Ils profitaient des USA»: Trump se lâche contre Macron et les dirigeants européens
Tags:
Latium, Italie, Université de Cambridge, archéologie
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook