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Des scientifiques ont étudié un phénomène sismique unique appelé séisme boomerang ou «rupture à rétropropagation», dont les secousses reviennent à leur point d’origine, a révélé National Geographic. L’un d’eux s’est produit en 2016 au fond de l’Atlantique à une vitesse estimée de 18.000 kilomètres par heure.

Pour la première fois, l’existence d’un puissant tremblement de terre de type «boomerang» a été prouvée scientifiquement. L’étude a été menée par une équipe internationale de chercheurs menée par le sismologue Stephen Hicks de l’Imperial College de Londres, a révélé National Geographic. Les résultats de leurs recherches ont été publiés le 10 août dans la revue Nature Geoscience.

Le séisme en question date d’août 2016. Il s’est déclenché dans une faille au fond de l’océan Atlantique, à 1.000 kilomètres des côtes de l’Afrique de l’Ouest. Dans un premier temps, ses secousses se sont propagées d’ouest en est. Grâce aux 39 sismomètres placés le long de la dorsale médio-atlantique, les scientifiques ont pu les «écouter».

Fait surprenant, leurs appareils ont enregistré un «duo de pulsations» provenant du même séisme de magnitude 7,1. Après analyse du phénomène, l’équipe a conclu qu’il était reparti dans la direction opposée, vers son point d’origine. Leur hypothèse a également été confirmée par Ryo Okuwaki, de l’université japonaise de Tsukuba.

«À ma connaissance, c'est le premier signalement du genre», a commenté auprès du magazine Yoshimiro Kaneko, de l’institut néozélandais GNS Science, en précisant toutefois que ce type de tremblement peut être «plus fréquent que nous le pensons».

L’équivalent d’un bang supersonique

L’une des caractéristiques de ce tremblement de terre boomerang, également appelé «back-propagating rupture» (rupture à rétropropagation) est qu’il est capable d’atteindre des vitesses supersoniques. En effet, la pointe a été enregistrée après le «demi-tour» du séisme à 18.000 kilomètres à l’heure, ce qui représente un trajet entre New York et Londres en 18 minutes, indique National Geographic.

À une telle vitesse, les ondes sismiques provoquent un choc semblable à celui généré par les avions qui dépassent le mur du son. «Là où les secousses d'un séisme classique se concentrent généralement dans une seule direction, un événement boomerang pourrait faire trembler deux zones opposées. Ajoutez à cela les vitesses supersoniques et le tremblement pourrait être encore plus intense», a averti la sismologue Lingsen Meng, de l’université de Californie.

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Tags:
événements, National Geographic, étude, sismologie, séisme
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