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Un collectif international de chercheurs avec la participation de scientifiques de l'Université nationale de recherche et de technologies MISiS a synthétisé à partir de coquilles de moule bleue (Mytilus edulis) une matière pour la chirurgie réparatrice sûre pour l'organisme et ayant des propriétés antibactériennes.

L'infection par des implants médicaux reste aujourd'hui l'un des principaux problèmes de la chirurgie réparatrice ou reconstructrice. Il est possible de le régler en créant des biomatériaux ayant une activité antibactérienne, a annoncé Evgueni Kolesnikov, coauteur de l'étude, collaborateur de la chaire de nanosystèmes fonctionnels et de matériaux à haute température de l'université MISiS. Les résultats de l'étude ont été publiés dans la revue Ceramics International.

«Parmi les matériaux pour créer un nouveau tissu osseux ou pour remplacer un os endommagé, le plus préférable et l'hydroxyapatite (HA) – la principale composante minérale des os et des dents. Cette matière est biocompatible et possède des propriétés bioactives, elle peut facilement s'intégrer dans le tissu osseux et dans les zones de tissu attenantes. De plus l'hydroxyapatite est capable d'interagir avec les jeunes cellules du tissu osseux – les ostéoblastes, en affectant positivement leur croissance et division», a-t-il déclaré à Sputnik.

A l'heure actuelle, l'hydroxyapatite est utilisée dans la chirurgie maxillo-faciale, la médecine dentaire et l'orthopédie, en tant que produit de comblement et revêtement. Les chercheurs de différents pays utilisent pour fabriquer de l'hydroxyapatite la coquille d'œuf, des coraux, des os de poisson et d'autres types de matières premières. Mais sa production en grande quantité reste une tâche compliquée à cause de la complexité de la synthèse.

Un collectif de chercheurs d'Inde, de Russie et de Corée du Sud sous la direction de l'ancien post-doctorant, professeur invité de l'université MISiS, le Dr. Gopalu Karunakaran a annoncé qu'il était possible de produire plus facilement et plus rapidement des nanotiges mésoporeuses écologiquement propres d'hydroxyapatite alliées par le magnésium à partir de bio-déchets – des coquilles de moules bleues (Mytilus edulis) par la synthèse à micro-ondes en utilisant le polyvinylpyrrolidone.

Les chercheurs affirment qu'ils ont obtenu des particules d'hydroxyapatite qui peuvent être utilisées pour les implants. Ces particules sont alliées par des ions de magnésium pour empêcher l'infection de l'implant.

«Le magnésium a été choisi parce que ses ions possèdent une biocompatibilité et une activité antimicrobienne. Dans le corps d'un adulte moyen se trouvent 24 g de magnésium. Un manque de ce microélément dans l'organisme peut provoquer le diabète, des maladies cardio-vasculaires, l'hypertonie et l'ostéoporose», a expliqué Evgueni Kolesnikov.

Les chercheurs ont analysé la toxicité de la matière obtenue sur des embryons de poissons danios (zèbres) et ont déterminé qu'elle était sûre. Cela permet, selon eux, d'utiliser cette nouvelle matière dans la médecine pour fabriquer des implants.

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science, chercheurs, Université nationale de technologie et de recherche (MISIS)
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