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Un expert russe de sécurité informatique a donné des conseils sur la manière de vérifier si un smartphone Android était piraté. Selon lui, il suffit d’installer un logiciel antivirus et de surveiller les statistiques de consommation du trafic Internet des applications.

Pas besoin d’être un grand connaisseur en téléphone pour se protéger des cybercriminels. Dmitri Kouramine, expert dans le laboratoire d’analyse pratique de la société russe «Jet Infosystems», souligne qu’il suffit de surveiller le trafic Internet de l’appareil dont une soudaine consommation excessive est un signe de piratage.

Les pirates informatiques visent avant tout les smartphones pour accéder à leurs données ou utiliser l’appareil à d’autres fins, indique le spécialiste. Dans tous les cas, ils commenceront à interagir constamment avec un serveur Internet quelconque.

«L'utilisateur peut détecter une telle activité de manière indépendante grâce à la surveillance des ressources du système d'exploitation Android», explique-t-il. «Pour se protéger contre les cybercriminels, il est recommandé d'utiliser un logiciel antivirus pour smartphones et de surveiller les statistiques de consommation du trafic Internet de diverses applications».

Par exemple, si l’application «calculatrice», qui n’est pas censée utiliser de données, commence à accéder d’elle-même à Internet, «c’est un signal à 100% sûr que quelque chose ne va pas», prévient-il. Il convient ensuite de réinstaller le système d’exploitation Android, et pas seulement de réinitialiser son appareil aux paramètres d’usine.

Applications malveillantes

Ces virus arrivent souvent dans les smartphones lorsque l’utilisateur tente d’installer des applications «non officielles», c’est-à-dire qui ne se trouvent pas sur Google Play. Un exemple typique est de télécharger la version «craquée» d’un jeu qui est normalement payant.

Tous les logiciels disponibles sur le magasin de Google ne sont pas fiables pour autant. En effet, des experts espagnols en cybersécurité de NortonLifeLock et de l’Institut IMDEA ont étudié près de huit millions de ces applications, déterminant que 10 à 24% d’entre elles étaient malveillantes ou indésirables.

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Tags:
application, logiciel, cybercriminalité, piratage, Android, smartphones
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