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Les eaux autour de l’Antarctique ne cessent de se réchauffer, et ce processus progresse cinq fois plus vite que dans le reste de l’océan mondial, selon une étude réalisée par des chercheurs de plusieurs universités et instituts français.

Après avoir étudié pendant 25 ans les eaux de l’océan autour de l’Antarctique, une équipe internationale de chercheurs a constaté que malgré le léger refroidissement de la surface, leurs profondeurs se réchauffent de manière continue.

L’étude publiée dans le magazine Nature Communications, qui a réuni notamment des spécialistes du CNRS, du CNES, de l’IRD, de la Sorbonne et de l’université Toulouse III, avait pour objectif d’expliquer pourquoi, malgré le réchauffement général de l’océan mondial, les eaux antarctiques restaient froides.

Il s’est avéré que le faible refroidissement observé à la surface de l’eau était accompagné d’un réchauffement assez significatif dans ses profondeurs, phénomène qui augmente cinq fois plus vite qu’au niveau de l’océan mondial.

Risques importants

Les auteurs de l’étude avertissent que ces changements risquent d’entraîner des conséquences importantes pour les glaciers antarctiques, car les eaux profondes plus chaudes contribuent à leur destruction.

Qui plus est, l’eau chaude remonte à la surface à une vitesse de 39 mètres en dix ans, ce qui est beaucoup plus rapide que pensé auparavant. Les chercheurs estiment qu’un tel réchauffement pourrait à long terme affaiblir le puissant courant circumpolaire entourant l’Antarctique et perturber ainsi l’ensemble de la circulation océanique qui influence largement le climat de notre planète.

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Tags:
CNRS, réchauffement climatique, Antarctique
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