Sci-tech
URL courte
Par
8114
S'abonner

Il serait désormais possible de détecter la présence du coronavirus dans l’organisme grâce à des masques dotés de capteurs spéciaux conçus par des chercheurs de Harvard et du MIT.

Des ingénieurs de Harvard et du MIT ont développé un nouveau masque qui peut identifier une exposition au Covid-19 à température ambiante en environ 90 minutes. Cela est possible grâce à des dispositifs intégrés à de petits capteurs jetables qui peuvent être incorporés dans ces masques et pourraient également être adaptés pour dépister d'autres virus. Une étude sur la question a été publiée dans la revue Nature Biotechnology.

Les capteurs peuvent aussi être placés dans des vêtements, par exemple des blouses de laboratoire, pour notamment surveiller l'exposition des professionnels de santé à différents agents pathogènes ou à d'autres menaces, notamment des virus, des bactéries, des toxines et des agents chimiques, est-il noté dans un communiqué partagé sur EurekAlert.

«Ce test est aussi sensible que les tests PCR de référence, très sensibles, mais il est aussi rapide que les tests antigéniques qui sont utilisés pour une détection rapide du Covid-19», a déclaré le coauteur de l’étude, le Dr Peter Nguyen, chercheur à Harvard.

La lyophilisation

Les ingénieurs ont recouru à la technologie de la lyophilisation, l'eau étant incorporée au masque. Les capteurs peuvent être activés par le porteur en appuyant sur un bouton qui libère l’eau, laquelle commence à interagir avec des molécules cibles. Une série de réactions chimiques se réalise alors et révèle si des particules de Covid-19 sont présentes. Les capteurs peuvent être conçus pour provoquer un changement de couleur sur les zones où elles sont dépistées.

Les chercheurs ont aussi commencé à travailler sur l'incorporation de ces capteurs dans le domaine textile.

Un masque intelligent

Au printemps dernier, les premiers masques connectés du marché, signés Airpop et baptisés Active+ Halo, ont vu le jour. Il s’agit de «masques intelligents» chargés de protéger leurs utilisateurs de la pollution (poussière, particules fines et allergènes) et des agents pathogènes (virus et bactéries). Leur avantage en pleine pandémie est le fait qu’ils répondent à la norme KN95, avec des fonctions permettant de mesurer certaines données via une application.

Cet objet sophistiqué calcule aussi la durée de vie du filtre, le rythme respiratoire et une estimation de la pollution évitée. Son prix s’élève toutefois à 150 euros, ce qui peut décourager certains acheteurs potentiels.

Les concepteurs du nouveau masque «à lyophilisation» n’ont pas encore révélé son coût probable.

Lire aussi:

Checkmate: «Il y a un vrai marché pour lui»
Détention d’armes de guerre transformées: «il est plus facile de taper sur les tireurs que sur la délinquance»
Mobilisation contre le pass sanitaire: «Si la situation se détériore, les gens ne resteront pas chez eux»
Tags:
Covid-19, science, masques
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook