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    Visite du vice-ministre russe des Affaires étrangères Serguei Kisliak à Téhéran

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    TENERAN, 1er février - RIA Novosti. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Serguei Kisliak arrive à Téhéran en vue de débattre du problème nucléaire iranien.

    Comme l'a appris RIA Novosti à l'ambassade de Russie à l'Iran, le vice-ministre russe des Affaires étrangères arrive mercredi matin dans la capitale iranienne avec son homologue chinois.

    Cette visite donnera lieu à la rencontre avec Ali Larijani, Secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de l'Iran.

    Le chef de la diplomatie russe Serguei Lavrov a déclaré mardi que les représentants des ministères des Affaires étrangères de Russie et de Chine se rendraient prochainement à Téhéran pour éclaircir les ententes intervenues à la rencontre de Londres et appeler l'Iran à accomplir les exigences de l'AIEA.

    Lundi soir, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies - la Grande-Bretagne, la Chine, la France, la Russie et les Etats-Unis - sont tombés d'accord pour transmettre le dossier nucléaire iranien devant le Conseil de sécurité.

    Les participants à la réunion de Londres ont également décidé que le Conseil de sécurité de l'ONU ne prendrait pas de mesures contre de l'Iran avant le mois de mars, lorsque l'AIEA doit présenter son rapport officiel.

    Les Etats-Unis et la troïka européenne (Grande-Bretagne, Allemagne, France) accusent l'Iran d'aspirer à se doter d'armes nucléaires, mais Téhéran insiste sur le caractère strictement civil de son programme nucléaire.

    Selon le chef de la diplomatie russe Serguei Lavrov, le consensus auquel sont parvenus les participants aux consultations de Londres se résume à ceci: le problème du programme nucléaire iranien reste à l'ordre du jour de l'AIEA et, après de la réunion du Conseil des gouverneurs de l'agence, le Conseil de sécurité des Nations Unies sera informé de ses résultats, mais il n'adoptera de décisions.

    "Naturellement, ce n'est possible qu'avec la coopération de la part de l'Iran", a souligné Serguei Lavrov.

    Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Jean-Baptiste Mattéi a reconnu que les pourparlers (avec l'Iran) étaient dans une impasse. Néanmoins, selon lui, la voie diplomatique du règlement du problème nucléaire iranien n'est pas fermée.

    Le Secrétaire du Conseil de sécurité iranien Ali Larijani a déclaré, pour sa part, que l'Iran considérait le transfert de son dossier nucléaire devant le Conseil de sécurité de l'ONU comme la "fin de la diplomatie".

    "La décision prise à Londres témoigne que les pays européens n'ont pas un potentiel suffisant pour régler le problème nucléaire iranien", a déclaré mardi Ali Larijani aux journalistes.

    A son avis, "il faut rechercher d'autres voies en vue de parvenir au règlement pacifique du problème nucléaire iranien". "Conformément à la décision du parlement, en cas de transfert du dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité de l'ONU, l'Iran sera contraint de lever tous les moratoires bénévolement décrétés dans le domaine nucléaire et il ne respectera pas le protocole additionnel au TNP", a souligné Ali Larijani.

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