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    Mikhaïl Saakachvili poursuit la cause de Mao (Izvestia)

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    MOSCOU, 26 avril - RIA Novosti. De véritables hungweipings (gardes rouges) ont fait leur apparition en Géorgie. Un groupe d'étudiants enragés a fait irruption dans le bureau du Parti républicain (parti d'opposition). Les étudiants ont qualifié les républicains d'"ennemis du peuple" et d'"agents de la Russie". Ils ont failli en passer aux mains.

    Le lendemain, les jeunes gens qui se sont présentés comme des "représentants des conseils des étudiants" et des "patriotes" ont menacé d'organiser des actions massives de protestation, au cours desquelles les républicains seraient "frappés d'obstruction". L'altercation entre les étudiants et les leaders du parti a été examinée durant près d'une heure au parlement géorgien.

    Le scandale a éclaté après l'émission analytique Postscriptum de la chaîne de télévision Roustavi-2 sur le sort de trois étudiants géorgiens arrêtés en Abkhazie le 1er mars, au cours des élections législatives dans la république autonome rebelle. Au cours de l'enquête, les étudiants ont déclaré qu'ils devaient revenir sur le territoire contrôlé par les autorités de Tbilissi et se faire passer pour des habitants de l'Abkhazie "refusant de participer aux élections organisées par les séparatistes". A Soukhoumi, ils risquent 7 ans de prison.

    L'expert politique Paata Zakareïchvili, invité à participer à l'émission Postscriptum, a supposé que les actions du 1er mars avaient été dirigées par le ministère de l'Intérieur de Géorgie, notamment, par le département de la sécurité constitutionnelle (contre-espionnage).

    - Le scénario a été préparé d'avance. Mais personne n'a pensé à ce qui pouvait arriver à ces enfants, a déclaré Paata Zakareïchvili. Les actions devaient prouver que les Abkhazes ne contrôlaient pas le district de Gali. A mon avis, l'effet est inverse.

    La déclaration de Paata Zakareïchvili a fait grand tapage. Les militants des organisations des étudiants de presque toutes les grandes villes de Géorgie ont exigé qu'il s'excuse "pour avoir offensé les patriotes". Mais les représentants du parti au pouvoir sont allés plus loin. Flétrissant la "position honteuse" de Paata Zakareïchvili, ils ont accusé l'homme politique de "collusion avec les séparatistes", ou peu s'en faut.

    Le parlementaire Nodar Grigalachvili, compagnon de Mikhaïl Saakachvili, a ajouté sa dose de calomnie contre les républicains. Il a cité leurs propositions sur la façon de régler le conflit abkhazo-géorgien, selon lesquelles l'Abkhazie doit s'unir à la Géorgie en qualité d'"Etat souverain" et de "partenaire souverain et égal en droits". Pour les autorités actuelles de Tbilissi, ces idées sont assimilées à de la haute trahison.

    L'opposition accuse le parti au pouvoir d'avoir organisé une "succession de provocations". "Il s'avère que des komsomols agissent parallèlement aux "escadrons de la mort". A noter qu'ils emploient des méthodes typiques pour eux", s'indigne le parlementaire Ivliané Khaïndrava.

    Les "komsomols" de Mikhaïl Saakachvili s'étaient déjà manifestés, par exemple, en organisant des actions de protestation "spontanées" devant l'ambassade de Russie à Tbilissi, ou des marches aux flambeaux en scandant des mots d'ordre patriotiques.

    Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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