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    Les Russes évaluent les résultats de la guerre en Ossétie du Sud (Vremia novosteï)

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    Ossétie du Sud un an après l'agression géorgienne (37)
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    MOSCOU, 6 août - RIA Novosti. Plus de la moitié des Russes (54%) estiment que les troupes russes doivent rester en Ossétie du Sud, selon un sondage du Centre Lavada publié mardi, rapporte ce jeudi le quotidien Vremia novosteï.

    24% des personnes interrogées proposent de rapatrier les militaires russes, les 22% restant n'ont pas pu répondre à la question. Les experts du Centre Levada notent que le nombre des partisans du retrait des troupes de l'Ossétie du Sud a diminué de 3% par rapport à 2008.

    47% des personnes interrogées considèrent toujours que la situation demeure tendue en Abkhazie et en Ossétie du Sud. Elles étaient 57% à partager ce point de vue l'an dernier. 31% estiment que les tensions s'apaisent et que la tranquillité se réinstalle peu à peu dans ces républiques. Seules 5% affirment que la situation dans la région ne fait que s'aggraver.

    67% des Russes considèrent que l'intervention de Moscou en août 2008 était "la seule issue possible à la situation". 13% voient dans l'entrée des troupes russes en Ossétie du Sud "un échec de la diplomatie russe et l'incapacité des autorités russes à résoudre les problèmes entre des pays par des négociations pacifiques". 20% ne se sont pas prononcés sur ce point.

    Un an après la reconnaissance de l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, 40% des Russes estiment que cette décision n'a été ni mauvaise, ni bonne pour la Russie. 29% sont certains qu'elle a eu un effet positif et 15% un effet négatif. 16% des personnes sondées n'ont pas fourni de réponse.

    Le Centre d'analyse Iouri Levada a organisé ce sondage représentatif du 17 au 20 juillet, sur un panel de 1.600 Russes, de 128 villes et 46 régions du pays.

    Le Centre d'étude de l'opinion publique russe (VTSIOM) a effectué, quant à lui, un autre sondage, consacré à l'anniversaire de la guerre russo-géorgienne. Il en ressort que plus de la moitié des Russes (56%) accusent les autorités géorgiennes d'avoir déclenché le conflit militaire en Ossétie du Sud en août 2008. 15% des personnes interrogées accusent l'administration américaine et les services secrets occidentaux, et 5% estiment que les raisons de la guerre sont à rechercher dans les ambitions des parties au conflit. 3% des sondés accusent, à égalité, tous les pays ayant participé au conflit. Seuls 2% condamnent les autorités russes. D'autres réponses - "les autorités sud-ossètes", "les autorités ukrainiennes" et "l'OTAN et l'ONU" - ont reçu chacune l'approbation de 1% des sondés.

    La grande majorité (86%) des citoyens interrogés par le VTSIOM sont convaincus que la Russie a eu raison de soutenir l'Ossétie du Sud lors de ce conflit. 6% ont un point de vue opposé. 7% n'ont pas répondu.

    La moitié des Russes (52%) pensent que la Russie doit considérer aujourd'hui l'Ossétie du Sud comme un Etat indépendant, alors que 3% seulement proposent que l'Ossétie du Sud soit réintégrée à la Géorgie. 25% préfèreraient qu'elle adhère à la Russie.

    Les Russes estiment nécessaire d'apporter à l'Ossétie du Sud une aide humanitaire (41%), financière (32%) et militaire (28%). 27% des personnes interrogées indiquent qu'il faut en premier lieu l'aider à rétablir les bâtiments détruits pendant les hostilités.

    20% des sondés affirment qu'il est nécessaire d'aider l'Ossétie du Sud à créer une structure étatique et à renforcer le pouvoir. Ce pourcentage est supérieur de 2,5 fois à celui des personnes qui suggèrent de traiter cette république comme un Etat indépendant. 6% affirment qu'il ne faut accorder aucune aide à Tskhinvali. 6% également n'ont pas exprimé d'opinion à ce sujet. Ce sondage a été effectué les 25 et 26 juillet 2009 sur un panel de 1.600 personnes, dans 140 villes et 42 régions du pays.

    Ce texte tiré de la presse russe n'engage pas la responsabilité de RIA Novosti.

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