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    « NORMANDIE-NIEMEN ». SARATOV DANS L'HISTOIRE DU REGIMENT D'AVIATION

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    L'escadrille française « Normandie » a entamé ses missions sur le front germano-soviétique le 5 avril 1943. Après la Seconde guerre mondiale des expositions, des livres et des documentaires étaient consacrés à la fraternité d'armes franco-russe.

    L'escadrille française « Normandie »  a entamé ses missions  sur le front germano-soviétique le 5 avril 1943. Après la Seconde guerre mondiale des expositions, des livres et des documentaires étaient consacrés à la fraternité d'armes franco-russe. En Russie bien des villes en gardent le souvenir. « L'Association des amis de la France », organisation régionale de Saratov (sur la Volga) s'occupe depuis déjà plusieurs années du projet important « Normandie-Niemen » - symbole à jamais de l'amitié franco-russe ». Voici ce que raconte la présidente de l'Association Lioubov Mikhaïlova.

    Notre projet n'aurait pas pu commencer et se réaliser sans une aide active de deux pays - la Russie et la France, dit Mme Mikhaïlova. Dès le début nous avons obtenu le soutien de la part des membres du Mémorial Normandie-Niemen de la ville Les Andelys.  André Baumann (prononcer Baoumann) a  fourni des pièces de ses archives personnelles, et nous fait connaître celles du musée Les Andelys. Il a consacré tout son temps libre à l'affermissement des relations d'amitié entre la France et la Russie. Il a aussi visité la ville de Saratov pour lier la connaissance avec des anciens combattants et des jeunes. Plus tard notre projet a trouvé de nouveaux amis surs - l'Association des anciens combattants russes du régiment d'aviation Normandie-Niemen, présidée par Anatoli Fétissov, colonel de la garde, pilote de guerre émérite de Russie, ancien commandant du régiment russe Normandie-Niemen, ainsi que le Français René Barquis, Président d'honneur de l'Association des anciens pilotes de l'escadrille, qui travaille à Moscou.

    Nous avons en France notre autre ami François Colinot, président de l'Association Souvenirs Français du département de la Nièvre. L'année dernière il   a organisé des Jours de la mémoire d'Henry Foucaud, pilote de Normandie-Niemen, originaire de ce département. Nous étions heureux de figurer parmi les invités. Là nous avons présenté notre projet «  Les facettes du patriotisme. Saratov dans l'histoire du régiment d'aviation Normandie-Niemen ». Et après, inversement,  nous avons fait part aux habitants  de Saratov des manifestations inoubliables, magnifiquement organisées lors des Jours de la mémoire. Grâce à une exposition de photos itinérante on a vu à Saratov comment les Français eux-mêmes savaient rendre hommage à l'héroïsme de leurs compatriotes.

    Quel est donc le rôle de Saratov dans l'histoire du régiment d'aviation ? Les recherches, menées par l'auteur du projet Lioubov Mikhaïlova et ses autres participants, ont permis d'établir que plusieurs mécaniciens russes de l'escadrille française, habitaient dans la ville d'Engels, dans la région de Saratov. Et l'un des principaux figurants des événements, Konstantin Fedorov, faisant partie du commandement du 18e régiment d'aviation, contactait directement les pilotes français. Vitaly Fedorov a offert au projet les archives de son père, comprenant des photos, mais aussi des souvenirs de la fraternité d'armes, des contacts entre les anciens combattants du 18e régiment au lendemain de la guerre. Après la parution à l'écran en 1961 du film franco-russe « Normandie-Niemen », les anciens combattants se sont rencontrés à Moscou. Les récits très émotionnels de Konstantin Fedorov retracent également les retrouvailles des pilotes en France, l'accueil réservé aux Russes, leur voyage à travers la France.

    Les pilotes de l'escadrille franco-russe accomplissaient leurs missions aux commandes des Yak-1 et Yak-3, construit à Saratov. L'usine ne fonctionne plus aujourd'hui, mais abrite un musée qui comprend un stand, consacré à Normandie-Niemen. Après la guerre les anciens combattants maintenaient des relations avec les constructeurs de ces avions. Et les pilotes français ont même envoyé l'un de leurs albums avec des photos, des articles de journaux. Nos anciens combattants avaient, bien entendu, plus d'occasions de rencontrer ceux qui travaillaient à l'usine durant la guerre, et c'étaient principalement des femmes et même des adolescents. Les hostilités  ne sont pas allées jusqu'à Saratov, mais lorsque les hitlériens ont réalisé la menace que présentait l'usine, les troupes allemandes ont commencé à la bombarder, en détruisant pratiquement 80 % de ses bâtiments. Or le travail se poursuivait aussi à ciel ouvert, et même en hiver on continuait de construire les avions. Par la suite les Yak étaient construits de même dans d'autres villes, situées plus près du front. Toutefois, les avions faits à Saratov étaient les premiers à être pilotés par les Français. Ces années-ci, à l'occasion des Journées de Normandie-Niemen, les écoliers de Saratov prennent connaissance de l'exposition de photos « Jours de la mémoire d'Henry Foucaud », apprennent l'histoire du régiment d'aviation et participent à un concours régional des manifestations collectives dans le cadre du projet.

    « En 2010 nous planifions d'organiser un musée de photos des trois régiments Normandie-Niemen à l'intention des habitants de Saratov. Nous avons déjà assez de matériaux pour retracer l'histoire du régiment pendant la Seconde guerre mondiale, mais aussi celle d'après-guerre des régiments d'aviation  russe et français », dit Lioubov Mikhaïlova.

    C'était le récit de notre correspondante Olga Denissova consacré au projet « Normandie-Niemen » à Saratov.

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