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    Le principe de non-violence qui sous-tend les droits de l'homme

    Le principe de non-violence qui sous-tend les droits de l'homme

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    La paix la tolérance et la compréhension sont autant d'objectifs que s'assigne la Journée internationale de non-violence célébrée depuis 2007 par décision de l'AG de l'ONU.

    La journée tombe le 2 octobre, le jour anniversaire du grand philosophe indien Mahatma Gandhi, artisan de l'indépendance  de l'Inde dont l'action non-violente a fait partir les colonisateurs britanniques. C'est à lui qu'on doit cette sagesse : « Il existe bien des choses pour lesquelles je suis prêt à donner ma vie mais rien ne pourrait me faire commettre un meurtre ».

    Les principes de tolérance et de non-violence plongent leurs racines dans l'histoire de l'humanité. On peut citer à titre d'exemple l'action des premiers chrétiens. C'est précisément l'idée de non-violence qui imprègne le sermon de montagne de Jésus Christ. Plus près de nous, au vingtième siècle, c'est l'écrivain russe Léon Tolstoï qui est devenu le grand champion de non-violence. Martin Luther King, défenseur des droits des Américains de couleur leur a emboîté le pas au milieu du dernier siècle. Pourtant, il faut bien le rappeler, tant Gandhi que King, sont devenus victimes de la violence, assassinés tous les deux par des fanatiques. Par conséquent, il ne faut en aucun cas sous-estimer la force morale que recèle la non-violence, surtout à notre époque mouvementée. Voici ce qu'en pense Alexandre Sokolov, membre de la Chambre civile russe.

    La violence surgit généralement lorsque les parties impliquées dans un conflit rejettent toute perspective du règlement et privilégient le conflit en tant que tel. C'est notamment le cas du terrorisme au Caucase et des marches du désaccord qui se déroulent à Moscou. La violence engendre toujours la violence. Si les parties souhaitent arrivent à un accord, elles peuvent trouver d'autres moyens pour régler leurs différends.

    Mahatma Gandhi et Luther King organisaient surtout les marches, les piquets et refusaient de collaborer avec les autorités qu'ils assimilaient  à la source de la violence. Ils étaient leaders des mouvements civils qui ont dans une grande mesure façonné la physionomie de leurs pays respectifs. L'anniversaire de Gandhi est célébré en Inde comme fête nationale et les États-Unis  commémorent la Journée de King.

    De nos jours  on parle souvent des principes de tolérance qui doivent sous-tendre la politique internationale et les relations entre les états. Ils doivent également se retrouver à la base du bon voisinage et de non ingérence. Voici le commentaire du politologue Valeri Tichkov qui parle de sa vision de la philosophie de la non-violence dans le monde contemporain.

    Cette philosophie concerne les relations entre les grandes communautés confessionnelles et ethniques. Elle concerne aussi les partis politiques et leurs coalitions qui doivent régler leurs problèmes et rivaliser pour le pouvoir au moyen d'arguments, convictions, slogans ou programmes au lieu de se livrer à une foire d'empoigne. Cette philosophie  est également présente dans les relations interétatiques, au moins jusqu'à un certain degré.

    Certes, à notre époque ou le monde est submergé par une vague de terrorisme et d'intolérance nationale et religieuse, la doctrine de Gandhi est plus importante et actuelle que jamais. La culture politique commence justement par l'aptitude à écouter l'opposant, à comprendre ses arguments pour pouvoir ensuite trouver les siens qui serait compris par lui. Cela aussi relève de la philosophie de la non-violence.

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