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    Les provocateurs doivent être punis

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    La Douma d’Etat de Russie a adopté une déclaration appelant les autorités ukrainiennes à prendre des mesures à l’égard des organisateurs de provocations dans la ville de Lvov lors des cérémonies le 9 mai à l’occasion de la fête de la Victoire.

    La Douma d’Etat de Russie a adopté une déclaration appelant les autorités ukrainiennes à prendre des mesures à l’égard des organisateurs de provocations dans la ville de Lvov lors des cérémonies le 9 mai à l’occasion de la fête de la Victoire. Les parlementaires sont persuadés que les organisateurs et les participants à ces actions sacrilèges doivent être punis conformément aux lois ukrainiennes. Des personnalités politiques, d’Etat et publiques de différents pays, dont l’Ukraine, ont vivement condamné les actions extrémistes des nationalistes ukrainiens.

    Le 9 mai, quand la Russie et d’autres pays, ayant combattu contre le nazisme, marquaient le Jour de la Victoire, plusieurs dizaines de nationalistes ukrainiens ont brûlé le Drapeau rouge de la Victoire, ont piétiné la gerbe qu’on allait déposer au pied du monument aux soldats libérateurs, ont arraché des décorations aux anciens combattants.

    Les députés de la Douma d’Etat considèrent que les idéologues et les auteurs des provocations à Lvov doivent répondre de leurs actes. Leurs provocations, perpétrées avec la complaisance des autorités municipales contre ceux qui avaient sauvé le monde et la liberté en combattant le mal absolu, suscitent une grande indignation, lit-on dans la déclaration. En même temps les députés expriment la conviction que les incidents à Lvov n’ont rien à voir avec la politique officielle de Kiev et ne va pas nuire au développement positif des rapports russo-ukrainiens.

    Le problème est qu’après le démembrement de l’URSS certaines ex-républiques soviétiques ont mal compris l’idée de l’autodétermination. De nouveaux manuels ont été écrits, certains épisodes de l’histoire en ont  simplement disparu. Par conséquent, la jeune génération n’a pas connu toute la vérité et était éduquée sur de faux idéaux. On le comprend et on le regrette, mais cela ne supprime pas les règles élémentaires de conduite, souligne le leader des libéraux-démocrates Vladimir Jirinovski.

    Ceux qui ont participé à ces désordres sont des jeunes de 20 ans. Ils ont grandi en nouvelle Ukraine. Ils ne savent rien de cette guerre-là. Ils ont appris l’histoire d’après d’autres manuels. Et la Russie y est présentée comme un pays qui a  occupé, exploité et puis, enfin, est parti. Pourtant, même si une nouvelle génération a grandi et qui ne sait rien, le facteur moral au moins doit être respecté. On ne peut pas attaquer des personnes âgées, leur arracher quoi que ce soit. Cela relève de l’éducation. Et peu importe s’agit-il de la nouvelle Ukraine ou de l’ancienne.

    Les actions extrémistes aux couleurs nationalistes à Lvov et dans d’autres villes de l’Ukraine occidentale pourront reprendre, estime le chef du comité de la Douma d’Etat pour la CEI Alexeï Ostrovski.

    Nous avons le regret de constater que des incidents semblables ne prendront pas fin le 9 mai 2011, parce que des néonazis sont au pouvoir à Lvov. Et toutes les récentes déclarations du maire de Lvov, de plusieurs députés des conseils municipal et régional ne font que le confirmer. A notre avis, ces propos ont placé les députés de Lvov hors la loi. Et nous espérons que certains mécanismes juridiques soient enclenchés qui permettront de tenir prochainement de nouvelles élections, où le bons sens  l’emportera. Nous sommes persuadés que ces salauds sont minoritaires en Ukraine.

    Après le monstrueux incident le président d’Ukraine Viktor Ianoukovitch a chargé le procureur général du pays à former un groupe de travail incluant  le Service de sécurité d’Ukraine et le ministère de l’Intérieur afin d’enquêter les incidents du 9 mai et donner une évaluation juridique aux faits de violation des droits et libertés de l’homme. Le MAE d’Ukraine a lui aussi condamné dans un communiqué spécial les incidents à Lvov, en les qualifiant de conséquence d’un « jeu politique » à propos de l’histoire. En Russie on espère que ces paroles soient suivies d’actes à l’égard des auteurs de la provocation.

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