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    Les Etats-Unis se préparent à rappeler à l’ordre les pirates de la toile

    Les Etats-Unis se préparent à rappeler à l’ordre les pirates de la toile

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    Les débats n’arrêtent pas depuis quelques semaines aux Etats-Unis à propos du projet de loi interdisant le piratage dans le réseau mondial (SOPA). Les experts s’inquiètent des possibles retombées de cette loi sur l'activité du e-commerce européen.

    Le nouveau projet de loi va permettre aux autorités de bloquer le fonctionnement de n’importe quel site, indépendamment du lieu où il est enregistré, s’il s'agit d'un contenu piraté. On pourra le faire de façon extrajudiciaire. Le projet de loi est dicté par les réalités contemporaines, estime le juriste britannique, s’occupant des questions touchant l’Internet, Yaer Coen.

    "Actuellement les fournisseurs d’accès à Internet aux Etats-Unis ne portent aucune responsabilité pour ce qui se passe sur les sites", explique-t-il."Toutefois, si l'on participe à un vol de propriété intellectuelle, ou qu'on contribue à des actions illégales, il faut en assumer la responsabilité".

    L'avis de Yaer Coen n’est pas partagé par l’expert du centre britannique des études du pouvoir et de la politique Demos, Peter Bradwill.

    "Ce n’est pas une première tentative d’adapter une loi protégeant les droits d’auteur, qui peut conduire à une violation des droits à l’Internet. Ce n’est que la plus récente", explique-t-il.

    La principale chose qui est reprochée à ce projet de loi, c'est de limiter la liberté d’échanger l’information. De plus, cela peut avoir un effet négatif sur des innovations dans le réseau.

    Autre chose, c'est qu’en votant ce projet de loi, les Etats-Unis auront un pouvoir illimité sur les réseaux, ce qui conduirait à la censure à l’Internet. D’autre part, Albert Popkov, concepteur d'«Odnoklassniki», l’un des réseaux sociaux les plus populaires en Russie et dans la CEI, est persuadé que l’acte proposé n’est pas aussi excessif qu’on cherche à le présenter.

    Cependant, il ne faut pas nourrir d’illusions. Le gouvernement des Etats-Unis a déjà assez de pouvoir. Et c’est le cas où sa possession importe davantage que son usage. Tous ce que nous utilisons chaque jour : téléphones, ordinateurs, systèmes d’exploitations – tout cela est le fruit du cerveau américain.

     Pour le moment il n’est pas clair quel organe va contrôler l’application de la loi. Mais une chose est évidente : la loi répond visiblement aux intérêts des studios de cinéma, qui subissaient des pertes énormes à cause du piratage audio-visuel.

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