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    L’accident de Tchernobyl : un coup porté à l’énergie nucléaire

    L’accident de Tchernobyl : un coup porté à l’énergie nucléaire

    Photo: RIA Novosti
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    Le 26 avril, suivant l’arrêté du président de Russie, le pays marque la Journée de commémoration des victimes des catastrophes nucléaires et des " liquidateurs " ou " nettoyeurs ". Ce jour-là, en 1986, la tragédie sur la centrale nucléaire de Tchernobyl a eu lieu.

    Plus de 600 000 personnes avaient pris part à la liquidation et au nettoyage des dégâts causés par la catastrophe notammant, à l’évacuation du combustible nucléaire et à la construction d’un sarcophage  au-dessus  du bloc avarié. Cet accident était un événement d'une envergure majeure, qui a considérablement ébranlé la foi en l'énergie nucléaire, note le célèbre physicien atomiste russe Boulat Nigmatouline. Selon l’expert, dans le système de commande du réacteur, il y avait une éventualité potentielle d'un accident. Malheureusement,  ce dernier a éclaté.   

    DiaporamaTchernobyl, une zone d'exclusion

    Nous savons qu’à part l’accident de Tchernobyl,  il y en a eu quelques autres, y compris  aux Etats-Unis, sur la centrale « Three-Мile-Island »  et, il y a une année, au Japon, sur la centrale de Fukushima.  Mais cela ne veut pas dire qu’il faut fermer toutes les centrales nucléaires, souligne le conseiller  du directeur du centre de recherche Kourtchatov Nikolai Koukharkine :

    On tire des leçons de chaque accident et, bien sûr, la sécurité sera de mieux en mieux assurée. Il faut tenir compte des accidents ".

    Aujourd’hui, toute centrale nucléaire, a priori, doit être sûre, souligne Boulat Nigmatouline :

    Actuellement, dans le monde, un peu plus de 400 blocs sont exploités. Tout accident sur une centrale porterait un nouveau coup à l’énergie nucléaire, provoquerait une méfiance. D’autre part, on prépare de nouveaux projets,  avec un degré de sûreté plus  élevé. Les centrales les plus sûres, ce sont celles qui n’ont pas été construites.  Si une centrale nucléaire n’est pas sûre, il ne faut pas l’exploiter, il faut la fermer. Nous mettons toujours l’accent sur la sûreté, et  l’intérêt économique semble quelque chose de naturel. Ce n’est pas le cas ".

    L’énergie nucléaire mondiale, russe entre autre, a une perspective de développement, souligne le directeur de l’Institut du développement sûr de l’énergie atomique Leonid Bolchov :

    Le pas suivant dans le perfectionnement des technologies, c’est le passage aux réacteurs au circuit fermé, ayant de meilleures caractéristiques de sûreté. Pendant une période assez longue, ces  nouveaux réacteurs existeront à côté des réacteurs actuels ".

    Il ne faut pas en avoir peur, croit l’expert,  puisque ceux qui avaient tiré des leçons des accidents, ont  assuré un niveau de sécurité assez bon des réacteurs existants. 

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