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Si la république de l’Altaï en Sibérie est en position de leader pour l’environnement, la partie centrale du pays et ses régions nord viennent clore la liste. Tels sont les résultats de la première notation écolo-économique des régions. Les spécialistes sont sûrs qu’il faut ajouter la dimension écologique à la conception du développement durable.

Le produit intérieur brut (PIB) ne permet qu’une évaluation sommaire des progrès réalisés. Les scientifiques estiment que cet indicateur ne suffit plus dans le cas des pays aux grandes ressources naturelles, note Sergueï Bobylev, vice-président du Centre national de politique écologique qui fait partie des auteurs de l’étude. La Russie a besoin d’un développement qui assurerait le bien-être de la société sans pour autant exercer une pression trop élevée sur l’environnement, estime l’expert.

« Que signifie la croissance du PIB? Il vous suffit de produire beaucoup de pétrole et de bois et de tout vendre rapidement pour avoir un excellent PIB. Nous avons prévu dans notre indicateur que si vous gaspillez votre capital naturel, votre développement est loin d’être durable. Vous ne pouvez pas vivre sur le capital naturel sans l’amortir ».

Au nombre des indicateurs qui déterminent l’indice écologique figurent l’évalutation des quantités des émissions industrielles nuisibles à la santé, les mesures de réparation des dommages écologiques et les investissements dans la sphère sociale, c’est-à-dire dans le capital humain. Ce dernier indicateur a été reconnu comme l’un des plus importants, note le scientifique.

 « Nous avons tenu à incorporer à l’indice le plus possible de paramètres liés aux investissements dans le capital humain. Il s’agit de l’éducation, de la culture, du sport et des dépenses budgétaires destinées à pallier à l’épuisement du capital naturel. C’est précisément cela le développement durable du point de vue du bon sens ».

Nous avons effectué des calculs complexes pour déterminer le top 10 des régions les mieux cotées sur le plan écolo-écomique et les dix régions à problèmes. Fait curieux, la région de Moscou est loin de la perfection et n’occupe que la 37e place. La vie y est loin d’être confortable et exempte de dangers pour la santé.

L’étude a été réalisée par l’Agence d’information RIA Novosti en commun avec le WWF et financée par la Société géographique russe. Son président Sergueï Choïgou note qu’il ne s’agit pas d’un projet ponctuel mais d’un travail de longue haleine. La société a l’intention d’accorder un subside l’année prochaine afin qu’il puisse se poursuivre. T

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