Ecoutez Radio Sputnik
    Encore un papa français bientôt extradé en Allemagne ?

    Encore un papa français bientôt extradé en Allemagne ?

    © Photo : Lionel Gilberti
    Société
    URL courte
    0 26 0 0

    Lionel Gilberti a vécu en Allemagne. Il a fondé une famille franco-allemande dans le mythe de l'amitié franco-allemande et eu de cette union deux enfants : Julia-Angelina, 12 ans et Quirin, 11 ans. Puis pour des raisons privées le couple passe une période pas facile et son affaire le fait basculer dans un film dont le scénario se passerait à l'époque de Vichy, de la collaboration et de l'occupation allemande ou dans le film La vie des Autres.

    Son épouse allemande va faire une déclaration auprès de la police allemande pour violences ce qui est courant en Allemagne où d'ailleurs les faux témoignages, les fausses plaintes déposées et les transformations de documents d'état civil non allemands changés sans décision de justice http://www.rue89.com/2009/06/06/allemagne-un-francais-raye-de-lacte-de-naissance-de-sa-fille?page=2, sont légion.

    La police avec la justice allemande vont, du jour au lendemain, jeter, comme un chien, Lionel Gilberti de son domicile allemand. Il devra revenir en France et s'installer en Alsace pour ne pas être loin de ses deux enfants. Le lundi 8 octobre au matin, la police de Colmar a arrêté et mis en prison Lionel Gilberti, à la demande de l'Allemagne par une fiche Schengen sans avoir vu ou avoir l'original du mandat d'arrêt européen avec sa traduction !

    Le père français est accusé de ne pas payer les pensions alimentaires à ses deux enfants restés ou plutôt retenus en Allemagne. Lionel Gilberti ne voit pas pourquoi il devrait payer de l'argent alors que la justice allemande aidée par son ex-femme et par la police allemande lui interdit violemment et de manière perverse de voir ou de parler avec ses enfants ou encore de venir en France qui est aussi leur pays ou de laisser ses enfants vivre avec leurs grands-parents, tantes et oncles et cousins français même si il paie les pensions alimentaires.

    Guet-apens

    Muriel Gilberti, sœur du père relate les faits liés à cette arrestation : « Il est incarcéré depuis hier soir (lundi 8 octobre) à la prison de Colmar. La police judiciaire a demandé gentiment au téléphone à ma maman le numéro de téléphone de mon frère, en la rassurant, et en lui disant que c'était pas bien grave et qu'il devait juste être entendu ! On a bu le petit déjeuner ensemble. Il était environ 10 heures du matin quand son téléphone a sonné. C'était la police judiciaire au téléphone. Lionel s'est un peu emporté au départ et leur a dit qu'il ne voyait pas pourquoi il devrait payer pour des enfants qu'il ne pouvait plus voir. Puis finalement, mon frère s'est ressaisi et il a décidé d'aller voir la police judiciaire. Il est parti. Puis vers midi le lundi 8 octobre, j'ai reçu un appel de la police judiciaire qui m'a dit qu'il se trouvait en détention. Maintenant nous sommes tous en état de choc !». « C'est dingue le frère de Muriel Gilberti n'a rien fait de mal. Son ex-femme lui a tout pris, son logement, a cassé sa vie en Allemagne et lui a volé ses deux enfants ! Et maintenant, c'est lui qui est chassé par la police !», dit un ami.

    Muriel Gilberti tente désespérément de parler à son frère depuis maintenant plus de deux jours. Mais elle n'a pas le droit de lui parler et ni le droit de le voir : « On ne l'a pas vu. On ne peut pas lui parler. Mais on va lui apporter des habits à la prison. J'ai signalé à la justice et à la police que, mon frère, c'est quelqu'un de fragile et qu'il risque de plonger. Il n'a plus rien à perdre. On lui enlève tout, sa vie avec son logement en Allemagne, ses enfants, son nouveau boulot en France, sa liberté... On ne sait pas comment il va faire car il va perdre son travail à cause de cette arrestation ».

    Volonté de réduire au silence la résistance qui se forme

    De plus Lionel Gilberti est membre actif du CEED « Le Conseil européen des enfants du divorce » dont son fondateur, Olivier Karrer http://french.ruvr.ru/2012_09_03/Olivier-Karrer-arrestation/, a été arrêté le 12 juillet en Alsace et se trouve, lui aussi, dans la prison de Colmar sous la menace d'un mandat d'arrêt européen allemand et italien. « Lionel Gilberti se préparait à faire une grève de la faim pour dénoncer le fait que l'Allemagne interdise aux enfants franco-allemands de voir leurs parents français en France ou en Allemagne», explique Sophie Lavier qui est responsable du secrétariat du CEED. Pour les membres de l'association du CEED c'est clair : « Les Allemands utilisent une fausse excuse pour l'empêcher de contacter les médias qu'il voulait contacter très bientôt. Nous voyons comme dans le cas d'Olivier Karrer une action politique de la part de l'Allemagne pour le faire taire lui aussi !».

    Le lendemain de l'arrestation de Lionel Gilberti, Muriel Gilberti va apprendre que ni la police judiciaire, ni l'avocat qui lui a été assigné d'office le lundi en fin d'après-midi n'avaient en leur possession l'original du mandat européen avec sa traduction ! En fin d'après-midi du mardi 9 octobre, l'avocat Grégory Thuan, expert en droit international et européen et pour les droits de l'Homme, qui, est aussi l'avocat d'Olivier Karrer, et qui recherche d'autres dossiers similaires d'autres parents touchés par la justice allemande, vient de prendre le dossier de Lionel Gilberti, confirme que l'original du mandat d'arrêt et sa copie n'ont toujours pas été transmis par l'Allemagne ! « La police a seulement reçu la fiche Schengen... », dit-il. De plus le mandat d'arrêt européen a été créé après les attentats du 11 septembre 2001 pour lutter contre la grande criminalité comme le trafic d'enfants, d'hommes ou de femmes ou celui des drogues ou des armes ce qui laisse planer un gros doute sur l'emploi d'une telle mesure envers un père français. C'est lors de la prochaine audience qui aura lieu le jeudi 11 octobre que nous allons savoir si ce père français spolié de ses enfants, de sa vie par la justice allemande, sera transféré en prison en Allemagne.

    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik