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    La centrale de Fukushima-1 fait de nouveau parler d’elle

    La centrale de Fukushima-1 fait de nouveau parler d’elle

    Photo : EPA
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    Un nouvel accident s’est produit à la centrale nucléaire japonaise Fukushima-1. Plus de 100 tonnes d’eau hautement radioactive nécessaire pour le refroidissement des réacteurs endommagés ont fui d'un des réservoirs. Les écologues estiment que l'incident aura un impact extrêmement négatif : pour la réduction du fond radioactif, plusieurs années peuvent être nécessaires, sinon plusieurs décennies. De plus, des répétitions des fuites sont possibles.

    Sergueï Krasnoperov, chercheur au centre des crises de l'Institut des problèmes du développement sûr de l'énergie atomique évoque dans une interview à La Voix de la Russie les difficultés que les Japonais ont dû surmonter.

    « Un problème se pose : le refroidissement des réacteurs et des réservoirs. L'eau s'accumule directement dans la zone des travaux. Naturellement, l’eau peut fuir des réservoirs. Parce que l'équipement n’est pas sûr, il n’est pas parfait. C'est pourquoi, les fuites se prolongeront, si on ne résout pas le problème de l'eau dans cette zone. »

    À en juger par les faits, les spécialistes japonais n'ont pas tiré les leçons des erreurs précédentes et de l'information inquiétante à la veille des événements actuels. L'expert de l'énergie atomique Igor Ostretsov a marqué que le travail avec l'eau radioactive sur la centrale nucléaire était loin d’être idéal, et que l'information diffusée par la partie japonaise pouvait ne pas correspondre à la réalité.

    « Il y en a beaucoup. Ils la stockent dans de grands réservoirs, ils en ont en quantité immense. Evidemment, lorsque, pour des raisons technologiques, il faut s’en débarrasser, on sera obligé de la déverser. Et cela est présenté comme des fuites accidentelles. Mais l'essentiel, c’est qu’au cours du refroidissement avec de l'eau de la zone incontrôlable, (il est impossible de pénétrer sous la gaine du réacteur), elle ne se répand pas que sous les chapelets hydrauliques. »

    D'ailleurs, bien que la situation reste complexe, les représentants de la compagnie-opératrice de la centrale nucléaire, Tokyo Electric Power, ont exclu la possibilité de pénétration du liquide pollué dans l'océan. Les spécialistes russes n’ont pas cette information non plus. L'eau se répand directement sur le territoire de la centrale, où se déroulent les travaux de liquidation des séquelles de l’accident. Il reste à espérer que les menaces pour les États voisins, y compris à la Russie, n'apparaîtront plus dans l’avenir. T

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